Casamance : Pour la paix, j’irai cherché les combattants

Posted by on 27/03/2019 1 h 25 min
Tags:
Categories: Peacebuilding

Ousmane Sonko face à la platefore des femmes pour la paix en Casamance
«Je vais rechercher les combattants et les réintégrer dans la société»

Le candidat de la coalition Sonko président s’est engagé à mettre fin au conflit qui mine la Casamance depuis 37 ans.

En effet, dans le cadre de l’audition des candidats à la présidentielle par la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (Pfpc), Ousmane Sonko a promis de faire taire les armes. A cet effet, il prévoit de se rendre auprès des combattants pour les réintégrer dans la société afin qu’ils participent au développement de leur pays, le Sénégal. 

A la suite du candidat de la coalition Idy2019, c’était autour de Ousmane Sonko d’être auditionné par la Plateforme des Femmes pour la Paix en Casamance (Pfpc) afin qu’il s’engage dans la résolution du conflit casamançais.

Le leader de Pastef a fait davantage en promettant de faire de la résolution de cette crise une priorité. Selon la présidente de la Pfpc, cette crise aux conséquences désastreuses a trop duré et ses victimes sont leurs parents, leurs frères, leurs fils etc.

Même si ces derniers temps, il règne une accalmie, Mme Thiam soutient que cette quiétude est perturbée par des assassinats, des viols, des vols de bétail, des enlèvements entre autres. Compte tenu de tout, elle pense qu’il est urgent d’agir rapidement dans le sud du pays afin que l’Etat et les combattants se retrouvent autour d’une table pour sceller une paix durable. Mme Thiam et ses amies invitent le futur locataire du Palais à les associer à ces négociations transparentes pour un retour définitif de la paix.
 

Après la remise du mémorandum, Ousmane Sonko s’est engagé à ne ménager aucun effort pour mettre fin à ce conflit. «Nous avons tous vécu la même situation et nous en avons tous pâti. Nous avons tous perdu des proches dans cette guerre qui perdure», dit-il. Pas de statut spécial pour les régions de la CasamancePlus des nombreuses pertes en vies humaines, le patron de Pastef invoque l’impact socio-économique qui constitue un frein au développement.

Aussi, pour mettre fin à la crise, il promet d’agir sur le développement économique de la Casamance. Auparavant, il compte intégrer les combattants dans la société afin qu’ils contribuent au développement du pays.«Si je suis élu, je ne vais pas négocier avec les combattants. Je vais les rechercher et les faire sortir du maquis pour qu’ils reprennent leur place dans la société. On ne négocie pas avec ses parents, car ce sont nos frères, nos oncles etc. Il est temps qu’ils comprennent qu’ils ont leur place dans la société pour développer le Sénégal», clame Ousmane Sonko qui désapprouve foncièrement l’idée du statut spécial pour certaines régions.

A ses yeux, ce favoritisme va davantage pose problème. Il en est de même de l’exploitation des ressources naturelles et minières au détriment des populations autochtones qui, parfois, n’ont même d’électricité.

«Ce sont ces frustrations accumulée qui peuvent être à l’origine de cette situation notée en Casamance. Il est inconcevable, depuis 59 ans, que le train ne puisse pas arriver à Ziguinchor. C’est par ce que nos dirigeants ignorent les priorités», tranche-t-il en préconisant au passage la division du Sénégal en grands pôles régionaux.

Par ailleurs, le candidat de «Sonko Président» est revenu sur l’accident qui s’est produit, avant-hier, sur le chemin du retour de Bignona. L’accident a fait 17 blessés dont trois dans un état grave. Ces derniers souffrent de traumatisme crânien. Après avoir rendu visite hier aux blessés à l’hôpital régional Ziguinchor, Ousmane Sonko a décidé de prendre en charge les soins.

Et il dit attendre les résultats des examens pour décider du transfert de certains blessés vers Dakar.«Aucun candidat ne souhaiterait que des gens, qui se battent pour lui et qui font des kilomètres pour venir à sa rencontre, aient un accident. Je suis d’autant plus touché que ces militants sont tellement dévoués à la cause que ce sont eux-mêmes qui se cotisent pour prendre leur car et venir au lieu de ralliement.

Ceux-là ont quitté Kataba pour venir à Bignona, ils sont restés toute la journée jusque tard dans la soirée, c’est dire qu’on peut éprouver quelque part un sentiment de culpabilité suite à un incident de cette nature», se désole-t-il.Par ailleurs, Ousmane Sonko a réitéré son désir de débattre avec le candidat sortant Macky Sall. Car, dit-il, cela lui permettra de mettre à nu les carences du candidat sortant à diriger le Sénégal.

Source seneplus