Arène Assemblée « Kombine beree »

Posted by on 12/12/2018 11 h 24 min
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[Avis d’expert ? Ou bien une simple lapalissade ? (XIV)]
Quand l’Assemblée Nationale se transforme en arène…

D’après l’éminent penseur français, Jean Jacques Rousseau, « quand le corps est faible, il commande. Et quand il est fort, il obéit ».

En l’espèce, il obéit à l’esprit ou à la raison, à la règle ou à la loi, pour faire ainsi corps avec l’esprit ou la raison, y compris notamment avec l’esprit de la règle ou de la loi, tout au moins en République ou en Démocratie.

La bagarre quelque peu rangée, survenue en live, le 26 novembre 2018, lors d’une Plénière à l’Assemblée Nationale, qui contraste si éloquemment d’avec la fameuse « sauterie » du président Macky Sall, synonyme de
son désormais légendaire pas de danse, renseigne fort bien du « pathos » avec lequel on gouverne le Sénégal.

Pendant qu’on y est, justement, et à l’heure des « transferts vers Diamniadio », l’on serait certainement bien inspiré de délocaliser l’Hémicycle vers la nouvelle arène de Guédiawaye.

En fait, le légendaire pas de danse du président de la République, en tant que démonstration de force, annonciatrice des « victoires » à venir, faisait, déjà, le lit de tous les « possibles » au Sénégal, sans exclusive aucune !

Et, assurément, le « 26 Novembre » en est un. Qui plus est, sous le regard manifestement amusé (rire de gladiateur !) du président Moustapha Niasse, auteur supposé d’un certain « coup de poing », tout aussi légendaire.

Qu’à cela ne tienne, tenons-nous-en aux « possibles », et seulement aux « possibles » ; constatons, à cet effet, qu’un 2 nd mandat pour le président Macky Sall relève du possible, sinon du probable. Mais, dans l’imaginaire des tenants du pouvoir, l’affaire est entendue, d’ores-et-déjà.

Alors, pourquoi ne pas le fêter, par anticipation déjà ? Quitte à marcher, pour ce faire, sur le corps de ses adversaires, réels ou supposés.

Or, nul ne peut s’enfermer continument dans son imaginaire. De sorte que le réel, ou la réalité, s’y inviteront toujours, immanquablement, quoique par intermittence, empêchant en l’occurrence le sommeil du juste.

Comment dès lors, en la circonstance, ne pas être à fleur de peau ?
Quoi qu’il en soit, les trois mois, qui nous séparent de la prochaine Présidentielle prévue le 24 février 2019, s’avèrent aussi décisifs que prometteurs quant aux « possibles », à tous les « possibles, dans notre pays.

Dakar, le 27 novembre 2018.
Jean-Marie François BIAGUI
Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF)