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Basséré village Casamançais ou rebelle ?

Basséré village Casamançais ou rebelle ?

Si l’on en croit au journal en ligne Le Journal du Pays, proche de l’aile politique MFDC, l’armée sénégalaise n’aurait pas incendié que des positions rebelles à Basséré, mais surtout un village habité par des populations qui seraient ainsi soupçonnées d’être proche du maquis.

Basséré, c’est sans conteste, un village géographiquement proche du maquis. Est-ce le cas sur le plan idéologique?
Nous ne sauront le dire…
Mais c’est leur droit absolu si c’était le cas, sans vouloir cautionner l’usage des armes pour défendre cette idéologie.

Les versions divergent donc, or l’on sait au moins que la crise de la coupe illégale du bois a donné lieu à « une guerre » qui ne dit pas son nom, menée au sein de plusieurs villages en Casamance au nom de la « chasse aux fautifs » avec comme conséquences l’affluence de réfugiés dans la zone Guinée-Bissau.

Ceci dit, nous attendons que Le Journal du pays nous donne plus de preuves visuelles sur Basséré

Bonne lecture…

Le Sénégal, qui se gargarise d’être un exemple en matière de respect des droits de l’Homme dans la région, a sorti la grosse « artillerie des incendies » le 5 mars dernier pour mettre en centre le paisible village de Basséré dans la commune de Nyassia.

Les militaires sénégalais ont reçu, mercredi 5 mars, l’ordre de brûler tout le village pour faire peur aux Casamançais qui refuseraient de les accompagner dans la forêt ou de livrer des informations ou des vivres.

Les reporters du Journal du Pays, escortés pour garantir leur sécurité par des éléments détachés de combattants Attika du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance, se sont rendus sur les lieux, jusqu’au cœur de Basséré pour s’apercevoir de l’ampleur de l’apocalypse. Voilà ce qu’ils nous décrivent de Basséré :

Maisons et cases incendiées, les arbres fruitiers, les récoltes brûlées, les animaux domestiques (moutons chèvres et poulets) tués.

Partout on aperçoit les pots vides de « Corne Bœuf », des pilules de drogues et des plumes de poules et de coqs.

Le plus inquiétant, c’est le nombre d’étuis de balles trouvées sur les lieux.

Et les gens de se poser la question. Contre qui on peut utiliser ces balles ? Il y a t-il encore des fosses communes à Bassaré?

Les recherches se poursuivent et nos journalistes reviendront sur les détails

Source – Journaldupays, 17 Mars 18
Casamance: Les reporters du Journal du Pays au coeur du village de Basséré incendiée par l’armée sénégalaise

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