Sonko, Diatta, Bassène… Ces Sénégalais d’origine casamançaise suspendus de la fonction publique sous Macky Sall – La Lettre ouverte de Boya

Posted by on 22/05/2019 8 h 19 min
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Proverbe Ajamaat
La sorcellerie (bu’sang, a’sanga) commence quand vous acceptez de manger dans le bol de celui qui vient de tuer votre parent pour en faire pitance; car pour une curée vous devenez complice de son crime.

Le « plan Boya », anti vol des voleurs de la république : Monsieur Gana SENE IA de Diourbel – Lettre ouverte adressée à son Excellence Monsieur Macky SALL, Président de la République du Sénégal

Excellence,

Cette lettre ouverte a pour but de vous faire part des véritables difficultés du système éducatif, et des solutions à mettre en œuvre suite à une injustice flagrante dont nous sommes victime à l’Inspection d’Académie de Ziguinchor.

Monsieur DIATTA Elie Jean Bernard, manager de formation, ingénieur en ingénierie financière et audit. Nous préparons aussi un Ph.D en ergologie comparative. Nous avons capitalisé 17 ans expériences dans l’éducation en qualité de professeur de Maths-physique/chimie, notre sérieux et notre haute moralité n’ont jamais étaient démentis.

Nous avions porté très tôt le souci de la paix depuis le bas âge pour avoir vécu directement les conséquences de 30 ans de conflit y comprises celles du naufrage du « joola ». Et pendant des années, nous avions travaillé sans répit pour ramener la paix dans notre région avec les familles des victimes du « joola », le guide religieux Serigne Pape Cheikh NDIAYE, d’autres associations et membres de la société civile conformément à la résolution 13/25 des Nations Unis.

Nous avions effectué à la même occasion deux(02) travaux de recherche sur la dégradation de l’environnement de notre région (en développement durable).Un troisième travail de recherche est en cours pour notre thèse doctorale.

Nous ne sommes pas comme ceux qui restent dans leurs bureaux pour accuser maladroitement d’honnêtes sénégalais de rebelles.
Excellence, le système éducatif traverse des difficultés irréfutables. Cette situation ne peut plus perdurer à cause des conséquences catastrophiques qu’elle impose au peuple sénégalais mais surtout à nos enfants en termes de couts de non qualité.

Excellence, la gestion est une science qui a pour soubassement l’efficacité dans les objectifs réalisés, l’efficience dans les ressources engagées et l’effectivité dans les satisfactions réalisées.

Le diagnostic du système éducatif illustre que les difficultés relèvent principalement de quatre (04) ordres :
➢ son capital humain,
➢ L’organisation du système éducatif,
➢ ses ressources financières,
➢ ses ressources matérielles.

Vu le caractère dynamique de l’homme, il reste évident que l’organisation, le capital financier et matériel sont gérés par lui. De ce point de vu, il est évident que l’homme est le point focal de la performance du système.

C’est-à-dire que quel que soit la forme de l’organisation, les ressources financières et matérielles utilisées, la ressource humaine reste une sur priorité. Il est donc capital de recruter des compétences avérées en conformité avec la notion de post profil et la stratégie. C’est à ce niveau où réside tout le mal du système éducatif.

Cette réflexion nous permet de nous poser les questions suivantes sur le choix des acteurs de l’éducation et le mode d’utilisation des ressources:
Comment ces différents acteurs de l’éducation utilisent-ils les ressources ?

De façon générale, les postes de Ministre de l’Education, d’Inspecteur d’Académie, de Recteur, de Censeur et autres sont issus des nominations politiciennes et pour le syndicat le vote à main levée.

Ces nominations et choix remettent en cause la notion de compétence et de post profil. Elles justifient la situation actuelle qui prévaut dans le système éducatif car ce sont des postes de véritables Managers. C’est-à-dire, ceux qui disposent de la capacité de combiner des ressources pour atteindre des objectifs dans un horizon temporel bien défini.

Si les personnes qui gèrent l’organisation, les ressources financières, humaines et matérielles n’ont pas des profils adéquats aux postes, c’est tout à fait normal qu’on en soit là.

A cette effet, Excellence, permettez nous de nous attarder sur quelques résultats du diagnostic effectué sur trois acteurs stratégiques du système : Il s’agit d’abord de Monsieur Gana SENE ex-Inspecteur d’Académie de Ziguinchor, actuel inspecteur d’académie de Diourbel, ensuite Monsieur Serigne MBAYE THIAM Ministre de l’Education Nationale et enfin le Syndicat.

1- Monsieur Gana SENE

L’Inspection d’Académie est une institution stratégique pour la mise en application de la politique ministérielle. Monsieur Gana SENE est une parfaite illustration d’incompétences, de carences mais surtout de prédateur sans scrupule qui pille les ressources du système éducatif.

Du point de vu administratif : Apres avoir légalement réussi à un concours et affecté à l’Inspection d’Académie de Ziguinchor, nous avions été installé par un huissier de justice en qualité de COFC (Chargé des Operations Financières et Comptables) pour la sauvegarde de nos droits et intérêts malgré tous les documents administratifs reçu par Monsieur Gana SENE.

Cela représente une violation des procédures administratives et un acte d’insubordination à l’endroit du DAGE. Le refus de notre installation sans aucune raison valable fait suite à notre rejet catégorique de passer sous silence des décaissements de plus de 25.674.000 FCFA sans traçabilité financière en violation du principe de transparence. Il est aussi lié à l’absence de documents comptables à l’inspection d’Académie de Ziguinchor et à notre farouche détermination d’instaurer une comptabilité saine afin d’éradiquer la prédation des ressources pour l’intérêt des sénégalais.

Quel est le critère de choix d’un Ministre de l’Education ?
Comment on choisit un Inspecteur d’Académie, un Principal, un Directeur d’école, un Recteur et un Censeur ? Sur quelle base choisit-on un Responsable syndicale ?

Du point de vu du droit du travail : La prestation, la rémunération et les liens de subordination sont les éléments constitutifs du contrat de travail qui est opposable aux tiers. Monsieur SENE n’a aucunement le droit de nous empêcher de travailler. Cette obstruction à notre prestation en qualité de COFC modifie le contrat de travail qui nous lie au Ministère de l’Education.
Du point de vu de la Gestion des Ressources Humaines : nous précisons que l’accueil est une étape décisive dans processus de recrutement.

Après la prospection, la sélection, l’embauche nous avons l’accueil et l’intégration. Un mauvais accueil réservé à un agent légalement affecté remet en cause toutes les étapes du processus faites en amont. Il démotive et entraine non seulement une violation des procédures administratives mais aussi celle du contrat qui lie l’agent à son employeur.

Du point de vu comptable et financier : Nous avons noté après notre installation par un huissier de justice des violations très flagrantes des principes comptables, à savoir : le principe de transparence. Ce principe exige de donner une présentation claire et loyale de l’information financière et nous n’avons trouvé aucun document comptable dans notre bureau. Le droit comptable exige la présence de ces documents pendant une durée au moins égale à 10 ans.

Nous avions été installés sans passation de service comme tous les autres COFC. Une véritable catastrophe pour une institution régionale qui gère un budget, couvre 04 IDEN et fait des décaissements à couts de millions de francs CFA. Ce triste constat est similaire dans presque toutes les IA du Sénégal et cela depuis l’indépendance. C’est une véritable catastrophe.

Des décaissements illicites autorisés par Monsieur Gana SENE se sont produites à notre insu en qualité de COFC gestionnaire, cosignataire du compte et seul habilité à passer des écritures comptables à l’Inspection d’Académie de Ziguinchor. 19.394.000 de FCFA le 07 septembre 2012 à la CNCAS, compte N° 0400851201 J, date de valeur le 10 septembre 2012, 4.080.000 FCFA dont le virement est fait le 19 novembre 2012 pour ne citer que ceux-là. Il reste évident que tous ces décaissements ne font pas l’objet d’écritures comptables.

Ces millions de FCFA, qui sont financés par notre très cher Etat, les différents partenaires du système éducatif, les ONG pour l’avenir de nos enfants, pour l’intérêt suprême du peuple sénégalais sont détournés. Le reste des budgets annuels ne retourne jamais et les états sont falsifiés. Cela est inadmissible.

Pour confirmer ces comportements antirépublicains, l’Inspecteur de spécialité de l’académie de Ziguinchor dénommé Louis CISS, mandaté par l’eternel voleur de la république l’Inspecteur d’Académie Gana SENE pour opérer des décaissements à la CNCAS de Ziguinchor, avait été arrêté par la brigade mixte de la gendarmerie de Ziguinchor pour une affaire de 11.000.000 FCFA. Nous précisons que Monsieur Louis CISS n’est ni gestionnaire, ni COFC, ni un comptable. Il ne doit sous aucun prétexte opérer à des décaissements dans le compte N*04008512-01-j devant le COFC cosignataire et gestionnaire dudit compte.

En ce moment précis, de très grosses gymnastiques sont en cours pour étouffer cet acte ignoble que vous Excellence, grand manager de la république êtes entrain de combattre. Et pendant ce temps, monsieur Louis CISS vaque tranquillement à ses besoins comme si rien n’était. Il a été affecté à l’inspection d’académie de Thiès à la demande du grand prédateur monsieur Gana SENE. Ce dernier en profite aussi pour s’installer à Diourbel.

Sur le plan du management de la qualité : Le recrutement des managers dont les compétences ne sont plus à démontrer relève de la stratégie de la compétitivité/qualité. L’objectif de ce recrutement devrait consister à assainir de façon drastique le système financier, la mise en place d’un système financier et comptable efficient, la gestion de la trésorerie, des risques liés à l’investissement et d’éradiquer les décaissements illicites. Sinon à quoi bon de recruter des managers avec un bac+5 ou +6 si c’est pour les empêcher de faire leur travail ou les apprendre à détourner des biens des sénégalais

Sur le plan professionnel et morale : Nos compétences managériales et en finance/audit qui font de notre personne un financier avéré, capable de déceler les failles d’un système sont naturellement un obstacle aux yeux de Gana SENE. Il brandit d’abord comme calomnies l’abandon de poste. Sachant que ce mensonge ne pourra pas prospérer (des preuves irréfutables dont nous disposons), il nous fait passer pour un rebelle du MFDC.

Cette diffamation à l’encontre de notre personne est gravissime, car des milliers de sénégalais ont perdu la vie à cause de ces comportements irresponsables. Excellence, cette réflexion de voleur est contraire à votre dynamique, qui consiste à insérer tous les combattants du MFDC dans le tissu social. Tel est votre démarche et votre engagement.

2- Le Ministre Serigne MBAYE THIAM

Excellence, au moment où vous consentez de gros efforts pour ramener la paix en Casamance, avec des négociations avec les combattants du MDFC pour leur insertion dans la vie sociale et économique, le projet ORIO et autres projets d’envergures, Monsieur Serigne MBAYE THIAM se donne le luxe de porter des accusations irrespectueuses, gravissime et dangereuses sur notre personne parce que tout simplement nous avions décidé de me mettre du coté du peuple Sénégalais.

Nous demandons au Ministre Serigne MBAYE THIAM d’arrêter systématiquement de nous faire passer pour quelqu’un de dangereux qui vient du MFDC sur la base d’une seule allégation mensongère et sans preuve, car c’est justement pour cette raison que monsieur le Ministre nous a relevé de nos fonctions et nous a rétrogradé comme professeur contractuel. Ce qui dépasse largement ses prérogatives.

C’est-à dire que nous avions capitalisé 30 ans avec Monsieur Salif SADIO, 17 ans d’expériences en qualité de professeur et 6 ans d’études au total 53 ans à notre âge, et de surcroit nous sommes premier de notre classe de master 2 avec 15,68 de moyenne générale ; c’est incroyable !

C’est une diffamation grave qui n’est pas digne d’un Ministre de la république. Une méconnaissance notoire de la résolution 13/25 des nations Unis. Le Ministre Serigne MBAYE THIAM doit avoir de la hauteur et faire valoir ses compétences ailleurs parce que simplement il n’est pas dans son domaine. Il occupe un poste d’un véritable manager qui requiert des notions avérées de gestion de conflit, de diagnostic et évaluation, de MRH stratégique et de la qualité, des notions de veille pour anticiper sur les crises scolaires. La ponction des salaires des enseignants en 2015 illustre parfaitement les limites du Ministre, c’est une solution dépassé qui date du temps coloniale et nous sommes à l’ère du management.

A cela s’ajoutent les résultats scolaires catastrophiques de 2015, car jamais le Sénégal a enregistré de tels résultats depuis l’indépendance. Un échec lamentable. Il devait plutôt nous remercier au lieu de nous relever de nos fonctions, parce que nous avons osé pointer du doigt les dysfonctionnements graves qui détruisent notre système éducatif, arrêter des voleurs de la trempe de Monsieur Gana SENE qui continue de piller les ressources destinées à l’avenir de nos enfants.

La notion de gestion de conflit exige de rencontrer les deux protagonistes en cas de conflit, ce qui n’est pas le cas. Monsieur le Ministre ne sais même pas que les corps émergents comme les PC n’ont pas de numéro d’immatriculation. C’est trop léger pour un Ministre de la république. La preuve, ni le Ministre ni le syndicat ne connaissent exactement la véritable problématique de l’éducation. Pour Le syndicat c’est le non respect des engagements et pour le Ministre c’est le syndicat qui tient le système éducatif en otage.

Non messieurs les protagonistes :
C’est principalement le choix de ses acteurs qui n’est pas en conformité avec la notion de profil post couplés de son organisation et fonctionnement qui sont les véritables dysfonctionnements. Tout ce que vous relatez ne sont que ses conséquences.

3- Les syndicats

Nous voudrions tout simplement dire au peuple sénégalais que le syndicat n’est pas là pour le système, ni pour l’intérêt de nos enfants, mais pour sa promotion sociale et sa poche. Le syndicat a fini de démontrer son manque d’ambition et sa carence pour une éducation de qualité. Aujourd’hui plus que jamais il a fini d’étaler toute son incompétence dans le domaine du management de la qualité, de la gestion de conflit et du management des ressources humaines, du diagnostic et évaluation en terme de CNQ (Couts de Non Qualité provoqués par les grèves), de l’ingénierie financière et de la comptabilité. Cela se comprend car ses dirigeants sont choisis à main levée.

Nous disons aux enseignants que : « le syndicat n’est pas là pour vous défendre et nous sommes suis un exemple patent. Aller travailler pour mériter l’effort du peuple, et refuser cette manipulation pour des intérêts crypto personnels ».

Nous avions posé le problème du système (avec toutes les preuves) où figure toutes les revendications syndicales aux sieurs Mamadou Lamine DIANTE (SAEMS- CUSEMS), Ndongo SARR (SG CUSEMS) et Bou GUEYE (CUSEMS Ziguinchor). Ces revendications sont tout simplement issues des conséquences d’une mauvaise gestion.

L’objectif est d’éradiquer définitivement toute les difficultés majeures de l’éducation. Ils ont préféré une gestion parcellaire avec des grèves répétitives et leurs intérêts au détriment de ceux du peuple sénégalais. Le Ministre Serigne MBAYE THIAM a coupé mon salaire depuis 4 ans aujourd’hui parce que tout simplement j’ai verrouillé le système de prédation des fonds destinés à l’éducation à l’inspection d’Académie de Ziguinchor, le syndicat a applaudi et n’a pas réagit depuis 4 ans.

En 2015, le Ministre Serigne MBAYE THIAM avait ponctionné une partie de leurs salaires le syndicat dit, nous citons: « qu’il ne connait rien », quelle aberration !

L’état du Sénégal a beaucoup investi dans ce domaine. L’exonération de l’IR sur les salaires des enseignants a pourtant augmenté les salaires de 25.000 FCFA pour certains, d’autres 35.000 FCFA et d’autres mesures très importantes d’accompagnement que nous pouvons encore citer.

Les sénégalais ne doivent plus accepter que les syndicats comme le SAEMS- CUSEMS hypothèquent l’avenir de nos enfants pour des miettes (4.500FCFA, 7.500FCFA des examens, etc.), c’est inadmissible. Nous pensons qu’il faudra un deuxième 23 juin pour leur rappeler que c’est le peuple qui supporte ses charges salariales.

L’urgence du moment, encore une fois c’est le peuple sénégalais dans sa globalité, ce qui requiert un management situationnel.

Excellence, sur la base de ce diagnostic, nous formulons les recommandations suivantes pour sauver le système éducatif au nom de la république :

✍ Opter pour la stratégie de la compétitivité /qualité.
✍ Respecter le processus de recrutement et la notion de post profil.
✍ Réorganiser le système éducatif.
✍ Réorganiser les mouvements syndicaux.
✍ Mise en place d’une loi pour un mouvement syndical unique et fort seul interlocuteur de l’Etat.
✍ Un plan de formation destiné aux IA, IEF et leur personnel y compris ceux du ministère dans les domaines du management des organisations, de la qualité, la gestion des ressources humaines etc.
✍ Un plan de formation en comptabilité et finance destiné aux comités de gestion des CEM, des lycées et des écoles primaires pour la gestion efficace et la réorientation des fonds des établissements.
✍ Exiger des comités de gestion opérationnels dans les lycées, les CEM et les écoles primaires, et le dépôt des documents et pièces comptables le 31 juillet au plus tard justifiants leur gestion au niveau des COFC de chaque IA. ✍ Instaurer une gestion saine et transparente des fonds destinés à l’éducation.
✍ Instaurer un véritable système financier et comptable dans toutes les IA et IDEN.
✍ Auditer les IA, les IDEN et tout le personnel, les DAGE, les Ministres du système et les responsables syndicaux.
✍ Détacher les COFC du Ministère de l’éducation nationale pour le ministère des finances. Les délocaliser des IA pour une autonomie dans la gestion et pour éviter la corruption. Leur doter de moyens suffisants pour aller sur le terrain et afin de contrôler l’effectivité de tous les investissements.
✍ Coupler ce contrôle avec une évaluation des investissements sur le terrain par les agents des bailleurs et partenaires de l’éducation.
✍ Faire des audits mensuels par des auditeurs externes (commissaires au
compte).
✍ Créer un cadre de veille et de concertation permanent (ministre, syndicats, parents d’élèves, élèves, journalistes, etc.) pour anticiper sur les crises et les solutionner.
✍ La mise en application des accords entre l’état et le syndicat dans le moyen et long terme en fonction des urgences, des priorités des sénégalais et des syndicats.
✍ Arrêter systématiquement les grèves.
✍ Exiger l’évaluation et le calcule des Couts de Non Qualité (CNQ)occasionnés par les grèves pour une approche factuelle de prise de décision, mais aussi en vue d’une introspection des acteurs du système.

Veuillez croire, Excellence, à l’assurance de notre dévouement pour la république.

M. DIATTA Elie Jean Bernard
Ziguinchor le 22 mai 2016