De jeunes Casamançais sans papier Sénégalais – Exclus du système scolaire – Obligés à rester en Casamance

Posted by on 26/06/2019 22 h 40 min
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Des milliers d’enfants non déclarés à la naissance à Ziguinchor: Les élus locaux désignent l’État du Sénégal comme responsable

Le problème des enfants non déclarés à la naissance se pose avec acuité dans la quasi-totalité des communes du département de Ziguinchor. Les élus locaux de ces communes ont attiré, hier, l’attention de l’État du Sénégal, avant de l’inviter à agir au plus vite pour régler ce problème. Qui, selon eux, entrave le cursus scolaire de milliers d’enfants au niveau supérieur.

«C’est la responsabilité très grande de l’État par rapport à l’état-civil des enfants. Il a beaucoup négligé ce problème que les enfants rencontrent dans les communes du département de Ziguinchor», laisse entendre Olivier Bassène, premier adjoint au maire d’Enampore.

Le premier adjoint au maire d’Enampore, déplorant la politisation de l’état-civil dans certaines communes gérées par la mouvance présidentielle, souligne qu’«il ne doit pas être politisé». Pour lui, l’état-civil doit être un service comme tous les autres services de ce pays. «Nos autorités sont responsables d’avoir associé l’état-civil à la politique», dénonce-t-il.

Qui, par la suite, dénonce la magouille que font certains maires pour introduire leurs cas, après le dépôt de tous les registres.

«A la date du 31 décembre de chaque année, tous les registres d’état-civil sont déposés au tribunal. Et, une fois paraphés par l’autorité, c’est fini. Personne n’y peut ajouter d’autres dossiers. Mais, certains maires se permettent d’introduire encore d’autres naissances dans le même registre de l’année dernière. Ce qui crée souvent des problèmes qui conduisent à la livraison de fausses pièces d’état-civil aux élèves. Surtout aux candidats des examens scolaires»

Explique M. Bassène, qui ajoute:

«ces derniers qui sont ajoutés aux registres après la signature de l’autorité, rencontrent des difficultés après. Ils ne peuvent pas avoir un certificat de nationalité, ou même d’autres papiers. Car leurs noms ne figurent pas dans le registre que détient l’autorité centrale».

Ainsi, il s’en prend à l’État du Sénégal. Qui, d’après lui n’a pas fait son travail». «L’État a négligé ce problème qui l’a dépassé maintenant. Car des milliers d’enfants sont sans pièce d’état-civil dans le département de Ziguinchor», peste M. Bassène.

Il propose comme solution : «dans chaque mairie, il doit y avoir un agent qui doit se charger uniquement de cette question. Il doit s’occuper de la vérification des naissances dans les maternités de sa commune. Afin de les recenser et les inscrire. C’est la seule façon de lutter contre ce fléau de la non-déclaration des enfants à la naissance à l’état-civil».

Les Echos