Déclaration du Cercle des Intellectuels et Universitaires du MFDC

Posted by on 05/07/2018 3 h 06 min
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Délire et amalgame dangereux du Gouverneur Saliou Sambou ou non, la Casamance est le meilleur rempart face au fondamentalisme religieux dans la sous-région

Suite à des attaques hasardeusement attribuées aux combattants du MFDC qui ont eu lieu ce vendredi dans les environs de Niassya, plus précisément sur le pont de Nianbalang, l’ex Gouverneur de Dakar, Saliou Sambou délire sur la Casamance et le Mfdc. En soupçonnant la présence des terroriste djihadistes en Casamance.

1) Lien tactique ou irrationnel ?
Monsieur Sambou établit ainsi un lien entre le proces d’Imam Ndao et cette attaque en l ´interprétant comme un début de représailles dissuasives des djihadistes, pendant que le procès d’Imam Ndao est en cours.

Soit Monsieur le Gouverneur veut, par cette sortie quelque peu délirante, entretenir le plan de certaines élites casamançaises, consistant à la fabrique d’un Mfdc artificiel et docile, subordonné à leurs organisations servant le régime de Macky Sall.

Soit il établit à dessein ce lien entre Imam Ndao et l’attaque de Niassya, afin de diaboliser le Mfdc. Avec comme calcul stratégique, de bénéficier en conséquence, du soutien de l’Occident pour laminer Attika et la lutte politique de la Casamance, en vue recouvrer son droit à l’auto détermination.

2) La Casamance est le meilleur rempart face au fondamentalisme djihadiste :
Le Mfdc et la Casamance en lutte n’ont ni d près de loin de relation de quelque nature que ce soit avec le Djihadisme ou le fondamentalisme religieux déferlants au Sahel.
Notre lutte et notre mouvement sont laïcs, républicains et démocratiques. Nourris des valeurs traditionnelles, des valeurs de tolérance héritées de nos ancêtres, fixant dans son projet de de société, le multiculturalisme politique, ils ne se laisseront jamais phagocyter par des forces obscurantistes et fondamentalistes ni les laisser prospérer sur le territoire de le Casamance.

Le Djihadisme doit être traqué ailleurs : dans le Macina, au centre Mali et à la triple frontière Burkina- Niger-Mali, dans le lac Tchad, sur l’axe allant de Maiduguri a Fotokol en passant par la forêt de Sambissa, dans les milieux salafistes locaux qui se dressent aujourd’hui contre l’islam des confréries ; lesquelles confréries sont perçues comme des forces conservatrices collaboratrices des régimes politiques corrompus, entretenant le népotisme et l’inégalité politique. Alors même qu’ils se réclament de la République.

3) Que le Sénégal arrête sa fuite en avant et ouvre un vrai processus politique de résolution du conflit en Casamance :

Cet amalgame de notre élite casamanquais rappelle le cynisme dont Abdoulaye Balde fit montre, lorsqu’il était ministre de la défense sous Wade, á l’occasion de la traque d’un djihadiste mauritanien que les services sénégalais avaient laissé filer de la Mauritanie à la Guinée Bissau, juste pour entacher la lutte nationaliste casamançaise et discréditer ainsi le

Mfdc. A l’époque il était tentant de rapprocher cette fuite vers cette destination et les bases des combattants du Mfdc.

Si le Sénégal a des soucis avec ses salafistes qui ne sont pas près de disparaitre, si le procès Imam Ndao arrêté suite à un fort appui de la DGSE française a un but plus dissuasif et pédagogique qu’autre chose, si sa démocratie est incapable de résoudre politiquement le conflit qui l’oppose à la Casamance nationaliste, alors qu’il l’avoue !

Car, en tout cas, nous poursuivons irréversiblement la lutte pour la libération et l’indépendance de notre peuple.

Vive la Casamance laïque et rempart contre tout fondamentalisme !

Vive la paix en Casamance, dans la justice et dans la vérité !

Fait en Europe ce 03-05-2018
Le CIU (Cercle des Intellectuels et Universitaires) du MFDC