Intérêt chinois au Zircon en Casamance: Comprendre la doctrine « One belt one road »

Posted by on 12/06/2017 0 h 44 min
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Traduit littéralement par « Une ceinture régionale une route » ou Corridor terrestre et maritime de la chine, la doctrine (ou l’initiative de développement selon) chinoise « One belt one raod » a certes plusieurs acceptions et pourtant une signification au symbole fort. Elle est avant tout le modèle d’expansion du capitalisme chinois. Et qui dit capitalisme dit aussi tous les risques qui vont avec…

Aussi faut-il se détromper, car dernière le ONE/ONE (1/1), on est loin de l’unicité qui vaudrait dire que tout problème posé a une seule solution.
En tous les cas, quand on s’intéresse à ce qui se passe de manière tout à fait régionale [Petite Côte, Smiling Coast, Costa Verde (Casamance)] en termes d’investissements, nous sommes à mesure de dire que c’est totalement le contraire.

Ainsi, en Afrique où ce modèle a fait une entrée fulgurante, et dans le cas particulier du Sénégal et de la Gambie où la manière d’implantation chinoise est parfois jugée douteuse vue le non respect de certaines règles surtout environnementales; on pourrait facilement définir une telle doctrine comme un système qui par du principe que pour le même fait deux jugements sont possibles à la fois.

Or, pour que cela soit possible, il faut bien évidemment mettre les moyens et beaucoup de moyens…. En somme, tous les gros moyens sont bons !

Imaginez donc que l’on considère une [Zone K] comme étant sacralisée, par quel moyen cette même zone peut-elle devenir profanable (profane) à la fois ?

Bien évidemment, le sacré traditionnel perd du terrain en Casamance – où le problème Zircon nous interpelle – avec la poussée des philosophies religieuses adventives. Un non-initié peut ainsi fouler des pieds l’espace que l’initié considère comme étant sacré.

Il suffit alors pour mieux nous comprendre, transposer cette dialectique dans l’espace moderne, la Nation et ses lois sociales. A ce niveau, la question serait de savoir s’il y a deux manières opposées de respecter ce que la loi interdit, sans commettre de crime?

Vous nous avez saisi, vous avez donc désormais votre propre compréhension de la « ONE BELT ONE ROAD » dans ses aspects possibles en Casamance !

Chapeau proposé par le Dr. Bassène, Akandijack

 

 

Qu’est-ce que la « One Belt One Road »? 

« One Belt One Road » fait référence à la «ceinture économique de la route de la soie» et la «Route maritime de la soie au 21ème siècle». C’est le président chinois Xi Jinping qui a souvent évoqué ce concept lors de ses visites à l’étranger.

One Belt One Road n’est pas une entité ou un traité. C’est une initiative de développement dont le nom a ainsi été inspiré par l’histoire des anciennes routes terrestre et maritime de la soie.

Le gouvernement chinois cherche à relier la Chine au reste de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe par voie terrestre et maritime. Derrière cette ceinture et cette route, l’initiative définit ainsi cinq domaines de coopération avec les pays et régions concernés à la fois au niveau politique, infrastructure, commerce, finances et sociale.

route de la soie

Route de la soie terrestre antique (ligne rouge) et route de la soie maritime (ligne bleue). Photo: Wikicommons.

Quels pays et régions sont impliqués? 

En Chine, la «ceinture économique de la route de la soie» comprend 12 provinces et une municipalité: Xinjiang, Shaanxi, Gansu, Ningxia, Qinghai, Mongolie intérieure, Heilongjiang, Jilin, Liaoning, Guangxi, Yunnan, Tibet et Chongqing.

La « Route de la soie maritime du 21ème siècle » comprend quatre provinces et une municipalité, à savoir le Fujian, le Guangdong, le Zhejiang, Hainan et Shanghai.

En dehors de la Chine, plus de 50 pays se trouvent tout le long de cette sphère. Cela comprend:

Asie: Philippines, Vietnam, Cambodge, Thaïlande, Malaisie, Singapour, Brunei, Indonésie, Myanmar, Népal, Bangladesh, Inde, Pakistan, Sri Lanka, Mongolie, Maldives, Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Iran, Koweït, Bahreïn, Emirats arabes unis, Sultanat d’Oman, Qatar, Israël et Arabie saoudite, Hong Kong, Macao, Taiwan.

Afrique: Kenya, Soudan, Égypte et Djibouti.

Europe: Russie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan, Chypre, Turquie, Grèce, Italie, Suisse, Autriche, Hongrie, Serbie, Roumanie, Moldavie, Allemagne, Pays-Bas.

une ceinture une route routes

La « ceinture économique de la route de la soie » et la « Route de la soie maritime du 21ème siècle ». Photo: HKFP.

Qu’est-ce qui dérange les gens à propos de One Belt One Road?

Aucun pays ne s’est prononcé contre cette initiative du « One Belt One Road », mais l’Occident se méfie généralement des efforts de la Chine pour accroître son influence sur les affaires internationales. L’initiative « One Belt One Road » est perçue par certains comme l’effort de Pékin pour changer la dynamique de pouvoir du monde et établir de nouvelles règles selon sa norme. L’initiative aiderait ainsi les entreprises chinoises à se développer à l’étranger favorisant ainsi l’influence de la monnaie chinoise.

Outre la préoccupation centrée sur la Chine, les pays craignent que les entreprises chinoises ne respectent pas les normes internationales existantes de prévention de la corruption, de protection de l’environnement et de protection des droits de l’homme dans la réalisation des projets reliés à la route comme ceinture économique.

Quels accords et transactions ont été conclus dans le cadre de « One Belt One Road »?

  • Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures:
    L’AIIB a été créée pour soutenir la construction d’infrastructures dans la région Asie-Pacifique. 57 pays ont signé les statuts de l’AIIB: Australie, Autriche, Azerbaïdjan, Bangladesh, Brésil, Brunei, Cambodge, Chine, Danemark, Égypte, Finlande, France, Géorgie, Allemagne, Islande, Inde, Indonésie, Iran, Israël, Italie, Jordanie, Kazakhstan, Corée du Sud, Koweït, Kirghizistan, Laos, Luxembourg, Malaisie, Maldives, Malte, Mongolie, Myanmar, Népal, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Norvège, Oman, Pakistan, Philippines, Pologne, Portugal, Qatar, Russie, Arabie saoudite, Singapour, Afrique du Sud, Espagne, Sri Lanka, Suède, Suisse, Tadjikistan, Thaïlande, Turquie, Emirats Arabes Unis, Royaume-Uni, Ouzbékistan, Vietnam.
  • Corridor économique sino-pakistanais:
    le corridor de 3 000 kilomètres s’étend de Kashgar au Xinjiang au port pakistanais de Gwadar. Les deux gouvernements prévoient de construire des autoroutes, des voies ferrées, des gazoducs et des oléoducs ainsi que des câbles de communication le long du corridor. Les deux gouvernements ont signé des projets d’une valeur de 46 milliards de dollars.

une ceinture une route

Travailleurs chinois construisant un chemin de fer surélevé au Kenya. Photo: news.163.com.

  • Le chemin de fer Mombasa-Nairobi:
    le chemin de fer dans sa planification reliera la capitale du Kenya avec sa côte sud-est. Il couvrira 2 700 kilomètres et devrait coûter 25 milliards de dollars américains. La Chine considère le Kenya comme son partenaire stratégique clé en Afrique.
  • D’autres projets d’infrastructure comprennent le chemin de fer Jakarta-Bandung en Indonésie, le chemin de fer Moscou-Kazan, le chemin de fer Kunming-Vientiane, le chemin de fer Kunming-Bangkok et le parc industriel Chine-Belarus.

Que signifie One Belt One Road pour Hong Kong?

Le directeur de la région administrative de Hong Kong, M. Leung Chun-ying, a déclaré dans son discours de politique générale que la ville devrait réagir de manière proactive à l’initiative One Belt One Road et saisir les opportunités offertes par ses projets.

Cependant, les analystes disent que cette initiative de développement signifie peu pour le citoyen moyen de Hong Kong. L’avantage le plus probable pour la ville serait les potentielles opportunités financières dans les infrastructure.

Parce que les projets en Afrique et en Asie plus particulièrement nécessitent d’énormes sommes d’argent, Hong Kong peut fournir une assistance financière via des obligations, des actions et des introductions en bourse pour les entreprises chinoises en quête de financement.

Hong Kong peut également assister en termes de relations internationales, offrir une expertise juridique aux entreprises chinoises lorsqu’elles signent des contrats avec des partenaires étrangers.

Vu sur – Hong Kong Free Press (6 March 2016) – Explainer: China’s One Belt One Road initiative
(La traduction est de la rédaction)