Posted by on juillet 11, 2020 11:44
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Insuffisance de participation de la jeunesse dans la gestion de l’Environnement

La protection de l’environnement est devenue de nos jours une préoccupation majeure des pouvoirs publics et des nombreuses organisations publiques et privées au plan national et international. 

Avec l’évolution de la technologie et l’accroissement de la population, l’homme est de nos jours la principale cause de la dégradation de l’environnement.

Cela à cause des mauvaises pratiques qui entourent ses activités au quotidien. Représentant près de 30% de la population mondiale et principale affectée par les problèmes environnementaux, la jeunesse se doit de donner son point de vue sur des questions aussi sensibles que celui de la protection de l’environnement. De part son statut d’héritier elle doit veiller au mieux à la préservation de son patrimoine éco systémique. Ainsi son rôle sera : 

  • De former et de s’informer sur les disciplines de l’environnement ;
  • D’adopter un comportement écologique à travers l’hygiène et la lutte contre le gaspillage des ressources ;
  • De construire des groupes de réflexion pour faciliter le partage d’information.

Les jeunes doivent également adhérer à des associations de protection de l’environnement et faire entendre leurs voix dans les différentes consultations et conférences afin de mettre sur pied des actions de promotion du développement durable.

Compte tenu de la forte représentation des jeunes dans le monde, il est de nos jours indispensable de les associer aux décisions concernant l’environnement et le développement.

Ainsi, l’État doit mettre sur pied des programmes afin que les jeunes puissent prendre une part active à toutes les décisions qui touchent leur vie actuelle et leur avenir. Car outre sa contribution intellectuelle et sa capacité de mobilisation, la jeunesse apporte aux questions environnementales, des éléments nouveaux et originaux dont il faut tenir compte.

Le changement climatique ne saurait être la bataille d’un seul individu, d’un seul groupe d’individu, ou alors d’un état, c’est la bataille de nous tous. Ceci implique que quel que soit nos différences et nos différents, il faudrait les oublier et nous associer si nous voulons que la victoire soit de notre côté. Alors que doivent concrètement faire les jeunes pour ne pas être exclus de la bataille.

Selon les manuels de cours, l’économie est la science qui étudie la manière dont les ressources rares sont utilisées pour la satisfaction des besoins illimités des hommes. Une économie verte serait alors une gestion des ressources rares dans le respect de la nature. Au Cameroun, le terme « économie verte » n’est pas encore utilisé ; par contre des actions allant dans ce sens sont en train d’être menées par quelques associations.

Choisir de promouvoir l’économie verte, c’est valoriser l’adoption des comportements visant à réduire les émissions ; ce qui aura conséquences significatives et positives sur le développement économique et social, les modes de consommation et de production et, partant sur l’emploi, le revenu et la réduction de la pauvreté. 

Le Sénégal comme à l’instar des autres pays fait face aux changements climatiques d’où l’intérêt a été mis sur la jonction de toutes les forces du pays y compris celle de la jeunesse. Cependant, malgré la multiplicité de création  des associations et ou des organisations non gouvernementales la problématique de l’implication des jeunes dans la gestion de l’environnement souffre des insuffisances.

En réalité les associations de jeunesse de s’impliquent pas en générale dans la gestion de ressources naturelles. Force est de constater que la jeunesse Sénégalaise s’intéresse sur plan des « navétanes » que sur le plan environnement. L’autre aspect qui marque cette insuffisance est que l’environnement est moins ou très peu enseigné au niveau des établissements publics et privés.

Par conséquent, 01 (un) sur 10 (dix) connaisse la notion de l’environnement et -1% s’engage dans la protection et la préservation de l’environnement.

A cela s’ajoute, le vide du contenu en programme de certaines associations environnementales qui ne présente aucun impact positif sur l’environnement. C’est cela que la plateforme nationale des jeunes sur les changements climatiques du Sénégal déplore et plaide pour un engagement citoyen des jeunes afin d’être les acteurs communautaires et protecteurs de la nature.

Il faut dire pour que la participation des jeunes soit significative, nous devons commencer par faire un recensement non exhaustif des comportements malsains c’est-à-dire ceux qui ne favorisent pas une gestion efficace de nos ressources rares et qui en plus polluent l’environnement. 

Les populations dans leurs activités de tous les jours accomplissent des tâches qui d’une façon ou d’une autre contribuent aux émissions de gaz à effet de serre. En zone rurale, la cuisine se fait à l’aide du feu de bois et l’agriculture se pratique dans une ignorance des méthodes de production. C’est les femmes qui s’occupent des tâches ménagères pourtant, elles sont ne sont pas impliquées dans la gestion des ressources naturelles telles que l’eau et le bois.

Mais le plus gros problème dont certains villageois ne sont point à l’origine est la déforestation dont sont victimes de leurs forêts. Dans les grandes villes, la jeunesse, plus nombreuse et ignorante des problèmes environnementaux est sujet de plus de gaspillage et de pollution. 

Face à ces attitudes dévastatrices de notre environnement, favorisent l’évolution du changement climatique, les jeunes ne doivent pas rester les bras croisés et attendant que d’autres agissent et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, ils doivent agir sur le plan individuel, familial et communautaire et c’est que notre plateforme nationale des jeunes sur les changements climatiques du Sénégal recommande. 

Je tiens à critiquer l’insuffisance de participation des jeunes dans la gestion de l’environnement pour qu’une fois que nous jeunes auront admis que la situation est critique, que nous aurons compris que nous avons un rôle très important à jouer, et une fois que nous mettrons tout en œuvre pour que ce rôle soit accompli, nos aînés seront rassurés du fait de savoir que tous ensemble nous avons toutes les armes qu’il nous faut pour que la victoire soit notre. 

M. Sadou BA, étudiant en Master Droit Public et Président de la Plateforme Nationale des Jeunes sur les Changements Climatiques du Sénégal.

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