L’APRC appelle au retour sans condition de son Président – Au respect du protocole d’accord qui a décidé Jammeh à l’auto-exil

Posted by on 26/06/2019 20 h 39 min
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Le weekend dernier, l’APRC de l’ancien Président Jammeh a tenu son premier congrès de l’ère post-Jammeh en Gambie. Le parti réclame surtout le respect du protocole d’accords signé entre Jammeh, le nouveau pouvoir gambien et les médiateurs internationaux lors de la crise post-électorale.

Congrès auquel ont pris part différents partis politiques invités ainsi que des représentants de la Commission électorale indépendante (CEI). Celle-là même que Jammeh avait félicité aux dernières élections avant de se dédire après que celle-ci ait reconnu des erreurs dans le comptage des votes.

Aujourd’hui en exil en Guinée équatoriale après sa chute aux dernières élections présidentielles de 2016, le Président Jammeh a été néanmoins réélu à la tête du parti. Et certaines voix s’élèvent pour invoquer la loi électorale qui interdit aux personnes en exil (dans la diaspora) de diriger ou de détenir une responsabilité dans un parti politique. 

Notons tout de suite, que cette lois n’a jamais été respectée. La preuve en est que la coalition qui amena Barrow au pouvoir était constitué de leaders de partis en exil. Sans oublier le fait qu’il existe un MOU entre le gouvernement de la Gambie et l’ancien Président.

En tous les cas, ce 6e congrès a été l’occasion pour ses camarades de lui renouveler leur confiance. 
M. Fabakary Tombong-Jatta, qui a été choisi comme chef intérimaire de l’APRC de rappeler qu’un protocole d’accord existe entre le gouvernement gambien, la CEDEAO, l’UA, les Nations Unies et les représentants du président Jammeh.

Rappelant que c’est l’implication d’organismes nationaux et internationaux qui a rendu possible l’auto-exil de manière pacifique de l’ancien président en Guinée équatoriale. D’ailleurs, le protocole d’accord de janvier 2017 stipulait ainsi que,  « afin d’assurer une transition pacifique, le transfert du pouvoir et l’instauration d’un nouveau gouvernement, Jammeh devait quitter temporairement la Gambie, sans préjudice de ses droits de citoyen, ni son statut d’ancien président et de chef de parti politique. »

En d’autres termes, même en exil, Jammeh garde tout son statut de citoyen gambien. Et comme le souhaitent ses partisans, le régime en place doit accepter le retour sans condition du Président Jammeh en Gambie ainsi que la restitution de tous ses avoirs, le déblocage du compte bancaire de l’APRC pour promouvoir l’esprit tant prôné de la réconciliation nationale.

Le débat politique tel qu’il existe aujourd’hui en Gambie laisse croire qu’il y aura beaucoup de divergences dans l’interprétation de l’avenir politique de Jammeh…