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« Le Grand Boubou ne fait pas le Grand Sérigne ». Quand un fieffé Lébou soupçonne le CCC de rébellion

« Le Grand Boubou ne fait pas le Grand Sérigne ». Quand un fieffé Lébou soupçonne le CCC de rébellion

Chassez le naturel, il revient toujours au galop!

Monsieur Abdoulaye Makhtar Diop, qui porte le titre contesté et bien flatteur de « Grand Sérigne de Dakar » parce qu’il est Lébou et fier de l’être;

– disons les choses telles quelles, « Titre de Grand Sérigne de Dakar » qui lui permet ainsi de bénéficier de grands avantages à l’échelle de sa « grande sérignitude » au sein de l’Etat et de la République du Sénégal qu’aucun petit féticheur de la Casamance ne peut rêver posséder -,

Nous disions donc qu’Abdoulaye Makhtar Diop, parce qu’il est Lébou et fier de l’être, semble vouloir défendre bec et ongles le privilège que la République sait bien rendre aux lobbyistes et héritiers organisés autour du foncier des quatre anciennes communes.

Qui ne sait pas que le système actuel perpétue une situation coloniale où une minorité qui revendique une citoyenneté primat veut toujours diriger une majorité indigène-citoyennisée?
Autre débat que nous mettons bien en sursis…

Cet ancien socialiste, par sa sortie contre le Collectif des Cadres de la Casamance (CCC) dictée par des motifs vils et méprisables, trahit l’esprit de la clique de détenteurs de la ligne dure contre la marche pacifique de 1982 qui avait été réprimée dans le sang.

Monsieur Diop semble ainsi oublier que sous le régime socialiste qui lui a beaucoup donné, des enfants de la Casamance ont vécu la terreur, mis au placard dans les services de l’Etat, humiliés, torturés, tués… sous prétexte qu’ils appartenaient au MFDC.

Plusieurs décennies donc plus tard, le voici sur la place publique en train de prôner la guerre, et pire d’accuser les Cadres de la Casamance d’appartenir au MFDC alors que les combattants de la rébellion rejettent le message de paix de ces mêmes cadres sous prétexte qu’ils roulent pour l’Etat.

Ce que notre homme sous l’habit de Grand Sérigne des Dakarois ignore, c’est que c’est quelque part grâce à ce collectif que la voix des Casamançais est entendue partout au Sénégal. Aussi vain soit-il dans la défense des populations de la Casamance, il a au moins le mérite de constituer une référence d’émulation saine pour les Casamançais que nous sommes; comme lui l’est certainement pour la Communauté Lébou de Dakar dont une partie n’hésite pas à le traiter de tartufferie.

Or, ce qui anime Monsieur Abdoulaye Makhtar Diop, c’est plus nous semble-t-il, un sentiment de répulsion envers une région qui ne veut pas nourrir un système du sultanat comme sait bien l’exploiter des hommes enturbannés comme lui.

Gageons que là où, ligne dure, calomnies et délations, terreur d’antan n’ont pas prospéré sous le régime Diouf; ils ne pourront certainement pas l’être sous celui de Macky Sall.

Néanmoins, qu’il se le tienne pour dit, l’excès de liberté du Casamançais, n’en fait pas pour autant un homme prêt à laisser mourir son frère dans l’indifférence.

Ainsi, certains Casamançais ne partagent peut-être pas les opinions du CCC et ils se battront pour qu’ils puissent continuer de les exprimer.

 

Tuerie de Boffa: Le Grand Serigne de Dakar charge Atépa

L’assassinat de 14 personnes à Boffa dans le sud du pays est qualifiée de crime par le Grand Serigne de Dakar, Abdoulaye Makhtar Diop. Mais, pour lui, les commentaires et les déclarations qui ont suivi cet acte odieux sont plus choquants.

Ne pouvant pas qualifier les sorties des uns et des autres, il n’a pas manqué de douter de leur bonne foi :« Ceux qui ont parlé m’ont poussé à me demander si ces derniers ne sont pas des plénipotentiaires des rebelles », a-t-il indiqué.
« Comment peut-on excuser ce crime sous le prétexte que ces jeunes sont allés couper du bois », s’est-t-il demandé.

Ce dernier de regretter la position de Pierre Goudiaby Atépa, Moussa Cissé et Khatab Bodiang sur cette affaire très grave qui a fait qu’une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités.

Abdoulaye Makhtar Diop est convaincu que « ceux qui détruisent les forêts en Casamance ont de scieries, des camions bennes…, et s’invitent à la frontière ; ce ne sont pas de pauvres étudiants qui ramassent de brindilles et des fagots qui détruisent la foret ».

Dans un autre registre,il indique que « après 35 ans, la résolution d’un conflit armé est réglée par les armes et c’est au terme de cela qu’il ya la paix ».

Pour rappel, au lendemain d’une attaque à Boffa Bayotte qui a couté la vie à 14 personnes parties dans la foret pour chercher du bois, Pierre Goudiaby Atépa et ses camarades ont fait une sortie. Ils ont indiqué que cette tuerie n’est pas un acte indépendantiste. Mais plutôt l’œuvre de jeunes qui se révoltent contre le trafic illicite de bois dans cette partie du Sénégal.

Source Xivaru 15/01/2018

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