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Le prix de la paix: On affame les enfants de René Capain Bassène – 6 mois en prison et 6 mois sans salaire…

Le prix de la paix: On affame les enfants de René Capain Bassène – 6 mois en prison et 6 mois sans salaire…

A peine ‘’accusé’’ par ceux qui le voulaient en prison, les services de l’Agence Nationale pour le Relance des Activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC) où René Capain Bassène travaille depuis 2008, ont immédiatement coupé son salaire.

Où est-il question aussi bien dans le, tout droit combiné, droit du travail, droit pénal, voire droit civil, ainsi que des droits et libertés du salarié, que la seule accusation du procureur suffit à couper le salaire du travailleur, sous-entendu rupture machinale de son contrat ?

Quelle est donc cette façon de faire dans une entreprise publique où René Capain Bassène, journaliste de formation, est chargé de la communication ?

C’est ici à travers les agissements de la direction de l’ANRAC que l’on devrait d’ailleurs commencer à s’interroger sur l’honnêteté de ces politiciens qui prétendent nous représenter, qui nous parlent de solidarité en Casamance alors qu’ils fréquentent à longueur de journée d’infâmes sycophantes qui trouvent un attrait à la délation pour quelques reconnaissances vaniteuses.

Où sont donc passés les principes de la « casamancité » que l’on vante tant !

 

De comment reconnaître les « CasamanCais », ces ennemis de la Casamance…

Restons sur le cas ANRAC où travaille René Capain Bassène, agence qui aurait pu symboliser un minimum de solidarité en Casamance. Que nenni...

Personne n’est dupe, l’ANRAC a été transformée en agence de politique politicienne.
Ainsi, ceux dont les protégés se battent pour dominer cette Agence, n’ont pas à nous convaincre qu’ils avaient trouvé dans la situation juridique de René Capain Bassène, l’occasion rêvée de voler son salaire pour leurs propres éléments et de penser automatiquement, dans la perfidie totale, à mettre fin à sa carrière professionnelle.

L’ANRAC, faut-il le rappeler, est dirigée par de supposés enfants de la Casamance. Ces gens-là qui ne cessent pourtant de demander que les Casamançais votent pour eux, se sont rendus complices d’une vile scélératesse: affamer René Capain Bassène, ses enfants, sa femme et ses vieux parents !

Ça ne nous étonne guère, ces gens-là ont passé tout leur temps à se haïr au nom de la politique, dans une Casamance qui a tant besoin de l’unité de ses dits enfants.
Pourquoi hésiteraient-ils à s’en prendre méchamment à une personne qui n’a comme coloration politique que celle de se battre pour le retour de la paix en Casamance?

Mais alors, comment peuvent- ils oser prétendre représenter les intérêts de la Casamance au sein de l’État, quand ils sont incapables de défendre le premier collègue casamançais en difficulté devant un dossier aussi nébuleux comme celui de la crise de la coupe de bois illégale (Être un minimum solidaire jusqu’à ce que la justice se prononce au moins) ?

On croyait avoir affaire à une nouvelle génération de politiciens, mais la déception est grande!

Nos nouveaux arrivistes, sont bien tombés dans la mélasse matérielle et morale que symbolise la précédente génération, quand ils sont incapables de comprendre que c’est de l’apport fécondant de notre engagement protecteur au-delà de nos sensibilités que nous réussirons à relancer la Casamance.

Il n’y a aucune excuse à leur faillite. Car, dans la loi sénégalaise, la coupe de bois illégale est un crime environnemental. Ceux qui ont été assassinés sont des criminels tout autant que leurs assassins selon la loi moderne comme dans la loi traditionnelle.

Quant à René Capain Bassène, il a été accusé de complicité et soumis à la vindicte d’une presse mensongère qui le rendait coupable aux yeux des Sénégalais, qui alla même jusqu’à lui attribuer un salaire imaginaire avec la complicité de l’ANRAC donc (!?)

Mais pour autant, dans un État de droit, n’a-t-on pas besoin d’entendre la version de René Capain Bassène devant le juge et d’attendre au moins que la justice se prononce?

 

Tout accusé est-il coupable ?

C’est en tous les cas, cette idée qu’on a vendu à SEM le Président Macky Sall.

Or, il est un secret de polichinelle et depuis belle lurette que nombreux sont ceux qui ont menacés René Capain Bassène d’un procès. Et l’affaire tragique de Boffa fut l’occasion rêvée pour noyer celui qui empêchait de tourner en rond, et qui avait situé les responsabilités dans la crise de la coupe de bois illégale.

René Capain Bassène en savait beaucoup plus sur le processus de paix en Casamance.
Rappelons que l’ANRAC, vu sa mission, devait aider le processus de paix, d’où la mise en place d’un comité de pilotage – un cadre de concertation avec le mouvement rebelle -, surtout dans le processus du déminage (2006) de certaines zones par exemple. C’est dans ce contexte que René Capain Bassène, alias FOUMOUNA (homme fort, digne de confiance), a travaillé comme homme de confiance entre l’État et le MFDC à travers l’ANRAC.

SEM Macky Sall, qui semble ne plus donner la même confiance à l’ANRAC qu’il avait pourtant sous sa supervision à la primature, agence devenue depuis un outil politique, savait-il qu’il y existait encore un homme, René Capain Bassène, qui travaillait réellement dans l’intérêt de la paix?

En rencontrant la Diaspora casamançaise, le Président du Sénégal est revenu sur sa volonté de ne ménager aucun effort pour ramener la paix définitive en Casamance. Il n’y avait aucun doute sur sa sincérité et son attachement à la Casamance dont ses fils de façon particulière, ont eu en tout temps, des relations cordiales avec lui.

Cependant, l’évocation du cas René Capain Bassène a laissé transparaître un doute sur la qualité de ses sources concernant la Casamance. Comme ses prédécesseurs Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, le Président Macky Sall semble être mal informé par les fossoyeurs de la paix en Casamance.

Les informateurs du Président l’ont laissé croire que ‘’René Capain Bassène a déjà avoué être le cerveau et le commanditaire de la tuerie de Boffa’’.
Ce qui nous est impensable, connaissant très bien l’accusé, M. le PRésident.

Ainsi, René Capain Bassène est en prison pour un mensonge !
Toute la Casamance est à l’écoute, et reste imperturbable face à la propagande mensongère. Les Casamançais qui ne sont d’ailleurs pas des fanatiques d’une presse où la vérité embrasse le mensonge, préfèrent entendre ces mensonges qui polluent leurs oreilles plutôt que d’être sourds.

Néanmoins,
Que les choses soient claires et le Président Macky Sall le sait désormais: René Capain Bassène n’a jamais avoué quoi que ce soit, parce qu’il n’a jamais été commanditaire d’un quelconque crime.

 

Qui donc informe le Président ?

Une question alors se pose : Qui informe le Président Macky Sall sur ce qui se passe en Casamance ?

Qui donc autour du Président Macky Sall NE VEUT PAS LA PAIX EN CASAMANCE ?

Pour nous, il est clair que le Président Macky Sall doit renouveler ses sources à propos de la Casamance s’il veut y réussir la Paix comme il l’ambitionne.

Il pense déjà à février 2019, mais nous lui disons, au-delà de la Diaspora, c’est la Casamance qui lui donne rendez-vous à tout instant, car le moment est venu de POSER DES ACTES FORTS au nom de la paix !

L’on se rappellera que l’ex Président Abdou Diouf ignorait jusqu’au prix du lait vendu en détail, mais le Président Macky Sall ne pourra plus dire qu’il ne savait pas qu’on le trompait sur la Casamance.

 

Pape Chérif Bertrand Bassène, AKandijack

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