Le Sénégal s’auto-félicite : Consolidation de la paix / Paix des braves en Casamance – La Guinée-Bissau naturalise les déplacés de la Casamance: Unita – Luta – Progresso

Posted by on 26/06/2019 9 h 30 min
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Nouvelle cohorte de réfugiés issus de la Casamance naturalisés Bissau-guinéens…

Rien d’anormal pour un panafricain !
Il soutiendrait ainsi que,  n’eut été les frontières coloniales, il restait évident qu’un meilleur tracé aurait été élaboré pour situer des populations dont tout tend vers l’unité au plan culturel, mais divisé entre Sénégalais, Gambiens et Bissau-guinéens.

Sauf que voilà, jeunes, nous entendions un politologue, Babacar Justin Ndiaye pour ne pas le nommer, déclarer qu’il y aurait le projet politique d’une Grande Casamance des 3B [de Banjul en passant par Bignona, jusqu’à Bissau] que revendiquerait le MFDC.

A défaut de sa réalisation, ce qui justifierait la guerre que l’Etat du Sénégal mène contre les rebelles en Casamance et la paix des braves proposée; au nom de la consolidation de la paix, pourquoi alors assister sans action politique  pour mettre fin au dépeuplement de Bignona (Sénégal) en faveur de Banjul (Gambie) et Bissau (Guinée-Bissau) ? N’y a-t-il pas des risques qu’une force attractive émanant de Banjul et Bissau, se développe et gravite continuellement autour de Bignona?

Autant de questions que nous nous posons au moment où nous essayons de comprendre le choix que prennent des milliers de personnes déplacées à cause du conflit en Casamance et réfugiées dans les Etats modernes de la Gambie et de la Guinée-Bissau qu’ils préfèrent comme leurs nations.

Au moment où l’on parle de consolidation de la paix, de paix des braves, de deux choses l’une :
– Soit, ces populations ne se sentent plus en sécurité au Sénégal et préfèrent donc rester en Guinée-Bissau ou en Gambie…
– Soit, l’Etat du Sénégal les a tout simplement oubliés dans sa politique de paix…

Il faut en tirer les conclusions.

En attendant, la Guinée-Bissau va ainsi octroyer le statut de nationaux aux déplacés en âge de détenir des pièces d’identités et pour en finir avec leur statut de réfugiés ou d’apatrides.