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Machination contre la nouvelle image du MFDC – Politique répressive en Casamance

Machination contre la nouvelle image du MFDC – Politique répressive en Casamance

« Nouvelle image du MFDC », ce groupe de mots n’est pas de nous mais du « (Le) Cercle des Intellectuels et Universitaires de la Casamance« . Cette structure de réflexion du MFDC est basée en Occident et dans ses différentes sorties en rapport avec l’actualité en Casamance, elle n’a de cesse de démontrer son acceptation du jeu démocratique pour une solution finale au conflit qui secoue la Casamance.
Et dans ce sens, c’est toujours une richesse de les lire….

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Communique de presse du cercle des Intellectuels et Universitaires du MFDC

Objet : Machination contre la nouvelle image du MFDC – Politique répressive en Casamance

1) Viol des touristes espagnoles sur l’axe Bignona Diouloulou : L’armée du Sénégal a-t-il une milice a sa solde pour saboter les actions diplomatiques du MFDC ?

Nous condamnons fermement l’enlèvement et le viol dont des touristes espagnoles semblent avoir fait l’objet sur la route de DIOULOULOU hier soir par des inconnus. La branche armée du MFDC, ne s’est jamais prise d’une telle manière à des touristes européennes en Casamance depuis le début de notre lutte armée pour l’Indépendance de notre territoire. Le type casamançais a un grand respect pour la femme quel que soit ses origines.

Vu les circonstances troublantes de cet acte criminel, nous avons de bonnes raisons d’accréditer la thèse selon laquelle, l’armée sénégalaise ourdit actuellement un plan de sabotage de l’amitié entre le MFDC et les Indépendantistes Catalans.

En effet, combien de temps a duré ce crime ? Comment peut-il avoir lieu sur un axe où l’on trouve plusieurs check points de l’armée d’occupation ? Pourquoi, contrairement au modus operandi de Attika, c’est une seule voiture qui a été ciblée par les assaillants ?

2) Incohérences et interrogations suite au point de presse :

Pour revenir sur le point de presse qu’a livré le procureur de la République de Ziguinchor ce Jeudi 25 janvier 2018, le MFDC croit être en mesure de pouvoir soulever des interrogations sur le réquisitoire introductif de ce magistrat du parquet de Ziguinchor, qui a conduit à la détention provisoire de nos populations pour justifier une enquête biaisée d’avance. En l’espèce, nous invitons la défense à vérifier auprès de ses clients, comment les aveux ont été obtenus pendant leur garde à vue, du moment où les prévenus n’ont pas fait l’objet d’une procédure simplifiée ?

Egalement, nous persistons sur le silence de la présence d’un cantonnement de l’armée sénégalaise non loin de la scène de crime au moment de la tuerie de BOFA, durant ce point de presse par les enquêteurs. Enfin, nous pensons que le Sénégal semble être doté d’un matériel sophistiqué en matière d’écoute et de géo localisation, pour mieux géo localiser les auteurs de ce crime crapuleux du moment où, ils se sont emparés des téléphones portables des victimes avant la tuerie.

Par ailleurs, après l’interview accordée par le Général SALIF SADIO à la presse, nous jugeons que la justice sénégalaise demeure incompétente pour juger les populations Casamançaises. En effet, durant cette interview, le Général SALIF SADIO a tenu à rappeler la non effectivité de l’Etat de droit sénégalais en Casamance.

Cette thèse s’illustre par le fait qu’il contrôle un territoire en Casamance, où il délivre librement des permis de coupe de bois de manière non lucrative aux populations. En l’espèce, nous demeurons tous témoins d’une application d’un état de droit partiel par le Sénégal en Casamance.

C’est en ces termes que nous allons demander au conseil de sécurité, de placer la Casamance sous protectorat des Nations Unies, afin que sa population puisse être protégée pendant le processus de paix conformément au statut du territoire de la Casamance avant la décolonisation.

3) Le retour du délit d’appartenance à une organisation insurrectionnelle, ouvre la porte à la répression politique généralisée en Casamance :

Pour finir, nous avons constaté que l’Etat du Sénégal souhaite revenir sur les méthodes du Président Abdou DIOUF, aux fins de museler la population Casamançaise et la presse, à travers le délit d’appartenance à un mouvement insurrectionnel. Un délit qui a vu le jour sous sa présidence.

C’est à cet égard que, nous demandons la libération sans délai de toutes les personnes actuellement en détention provisoire, suite à cette affaire. Car ce délit a certes un lien avec une circonstance d’exception imposée à la Casamance, mais qui reste contraire à l’Etat de droit et aux valeurs politiques.

Fait en Europe le 26 -01-2018

Le Cercle des Intellectuels et Universitaires de la Casamance

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