MIMI gagne la rixe du parrainage – Pose les « MINES ANTI-DOUBLONS » – Injustice ? Arbitrage constitutionnel en l’occurrence, d’ores-et-déjà, entendu…

Posted by on 26/06/2019 10 h 15 min
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Quand une loi consacre à dessein une injustice sous couvert de la justice

Si l’on en croit certains experts, la loi sur le parrainage comporte un postulat de base.

Pour eux, en effet, fondamentalement, les doublons de parrains ne constituent pas un problème en soi. En fait, ils ne sont pas un problème pour celui des candidats qui aura déposé le premier son dossier de candidature à la magistrature suprême, tandis qu’ils le deviennent pour le second, nécessairement, et ainsi de suite.

Il y a là, incontestablement, tout à la fois, une curiosité, une de plus parmi tant d’autres auxquelles nous ne saurions nous habituer, sous aucun prétexte, et une injustice, manifestement voulue comme telle.

D’autant que tout éventuel arbitrage de la part du Conseil Constitutionnel n’en serait pas un, in fine ; l’affaire étant, en l’occurrence, d’ores-et-déjà, entendue.

Qui plus est, la même loi prévoit un délai pour les parrainages, au terme duquel, et seulement au terme duquel, les candidats peuvent procéder au dépôt de leurs dossiers de candidature.

Autrement dit, hypothèse d’école, le candidat X qui, dès le lendemain du démarrage des parrainages, en aurait obtenu le nombre requis, devra de toute façon attendre jusqu’à la clôture officielle du processus de parrainage, avant de déposer son dossier de candidature auprès du Conseil Constitutionnel, pour devoir alors, fatalement, et indûment, se voir disputer la première place par les autres candidats.

Non compte tenu, donc, de ce qu’il aura engrangé le nombre requis de parrainages en un temps record.

Or, en l’espèce, il eût été plus raisonnable, et plus juste, certainement, que chaque candidat ait le droit et toute la latitude de déposer son dossier de candidature, aussitôt atteint le nombre requis de parrainages.

Et peu importe la date, pourvu simplement que celle-ci soit comprise entre le jour de démarrage et celui de clôture du processus de parrainage. Ainsi, certainement, pourrait-on minimiser le risque de compétitions inutiles et autres rixes indignes en démocratie.

Dakar, le 18 décembre 2018.
Jean-Marie François BIAGUI
Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF)