Search

Offre politique publique du Parti social-fédéraliste (1): Le spectre du « coup ko »* et du « 3ème mandat » hante le Sénégal

Offre politique publique du Parti social-fédéraliste (1): Le spectre du « coup ko »* et du « 3ème mandat » hante le Sénégal

L’affaire est dans le sac : dans l’entendement des tenants du pouvoir, un 2nd mandat pour le président Macky Sall est d’ores-et-déjà acquis. Pour eux, en effet, le seul enjeu en perspective qui reste, quoiqu’inavoué publiquement, n’est rien moins qu’un 3ème mandat pour le commandant en chef de l’APR (Alliance pour la République) et de BBY (Benno Bokk Yakaar).

En face, nous avons une opposition, avec une intrigue : comment faire pour être insensible, et le demeurer, et à la menace constante du bâton et à l’appel réitératif de la carotte ?

Entre les deux, il y a nous autres, qui passons pour des hopnis, c’est-à-dire des hommes (hommes et femmes) politiquement non-identifiés, ou non-inscrits. C’est que nous sommes sans identité politique au Sénégal, par la seule volonté du président Macky Sall et de son gouvernement.

Or, nous sommes porteurs d’une vision politique, mieux, d’une vision éthico-politique, et d’un projet de société pour notre pays, qu’aucun pouvoir ne peut tuer, pas même le pouvoir du président Macky Sall et de ses souteneurs.

Forts de cela, nous voulons être présents et entendons exercer, plus que jamais, notre « droit au chapitre ».

Peu nous importe, donc, que nous soyons nous-mêmes, ou non, candidats lors des prochaines échéances électorales.

C’est tout le sens et, en même temps, toute la portée de l’Offre Politique Publique ci-après, que nous lançons à l’intention de tous et de chacun, particulièrement des candidats déclarés ou potentiels, dans la perspective de la prochaine Présidentielle prévue le 24 février 2019.

Ainsi, donc, avons-nous à cœur de placer, au cœur de la prochaine campagne présidentielle, tout au moins pour une fois, dans l’histoire politique du Sénégal, la Question nationale telle qu’elle se pose en termes de conflit armé et meurtrier en Casamance.

Si injustement absente de toutes les campagnes électorales depuis 1982 ;

Si lâchement occultée dans tous les travaux et autres débats à l’Assemblée Nationale ;

Si refoulée, et de la manière la plus mesquine, par tous les acteurs, politiques et de la société civile, dans leurs traditionnels corps-à-corps épiques ;

La Question nationale telle qu’elle se pose en termes de conflit armé et meurtrier en Casamance n’en reste pas moins une interpellation hautement et cruellement politique, quant à la souveraineté (nationale), à l’identité (nationale), au destin (national), à la vision éthico-politique (nationale)… du Sénégal.

Mais plus que cela, la Question nationale telle qu’elle se pose en termes de conflit armé et meurtrier en Casamance est la négation même de l’Etat (ultra)centralisateur qui prévaut au Sénégal, et par conséquent l’affirmation de l’idée/option de l’Etat (ultra)décentralisateur, ou (ultra)fédérateur, que nous estimons autrement plus appropriée pour notre pays.

Dakar, le 9 septembre 2018.

Jean-Marie François BIAGUI
Président du Parti Social-Fédéraliste (PSF)
à suivre…

Related posts