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Peacebuilding: Salif Sadio demande la libération des villageois au nom des accords de Rome

Peacebuilding: Salif Sadio demande la libération des villageois au nom des accords de Rome

Salif Sadio rejette toute implication de son mouvement dans les tueries de Bofa-Bayote et exige la libération des personnes arrêtées. C’est la première réaction officielle d’un responsable du maquis depuis le 6 janvier.

Le Mouvement des forces démocratiques de Casamance, aujourd’hui divisé en plusieurs factions, lutte depuis 1982 pour l’indépendance de la région méridionale du Sénégal.

C’est depuis sa base au nord de la Casamance que le chef rebelle a rejeté toute implication de son mouvement dans l’assassinat de 14 bûcherons, le 6 janvier dans la forêt de Bofa-Bayote.

« Je dis bien, le Mouvement des forces démocratiques de la Casamance n’est pas impliqué, ça c’est clair. C’est une action regrettable, oui, ça je ne le refuse pas. Pourquoi regrettable ? Parce qu’il y a eu mort d’hommes. Or nos règles coutumières nous interdisent d’humilier ou de traiter de façon maladroite le corps même de son ennemi », dit Salif Sadio.

Pour mieux se dédouaner, Salif Sadio soutient que les bûcherons ont l’habitude de déposer une pièce d’identité auprès du cantonnement de l’armée proche de la forêt, avant même d’y entrer. « C’est un lieu qui est au milieu de bases militaires sénégalaises. Les coupeurs de bois, ceux-là qui vont dans les forêts, déposaient souvent leur carte d’identité, au niveau des bases militaires je dis bien, proches de ces forêts, avant d’entrer en brousse. Ils avertissaient donc ces militaires-là. Or ces militaires-là ont une hiérarchie qui les commande ».

A propos du ratissage, Salif Sadio accuse l’armée de s’être servie de la tuerie de Bofa-Bayote comme un prétexte pour déclencher des opérations militaires en Casamance. Ces opérations qui, dit-il, ne mettent pas encore en cause le processus de paix et les accords signés à Rome sous l’égide de la communauté Saint-Egidio.

(Source RFI… 24-01-2018)

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Communiqué du MFDC

Salif Sadio 64 ans, chef d’une fraction du Mouvement des Forces Démocratique de la Casamance (MFDC) située au nord vers la frontière gambienne s’est exprimé hier face à la presse.

Il a averti que les opérations lancées par l’armée sénégalaise depuis le massacre de 15 trafiquants de bois le 6 janvier dernier, pourraient « remettre en cause » la trêve.

Selon lui, « la tuerie n’a été qu’un prétexte qui a servi à l’armée sénégalaise pour déclencher des opérations militaires en Casamance ». Avant d’ajouter : « Si les opérations se poursuivent, nous serons obligés de rompre la trêve et cela peut mettre en cause tout le processus de paix« .

Salif Sadio accuse directement l’armée sénégalaise, estimant qu’elle est « bien informée » des trafics de bois et que certains militaires « coupent » et « détruisent » eux-mêmes la forêt.

Il exige comme l’ensemble du MFDC la libération des détenus.

« L’armée arrête des civils innocents qu’elle accuse d’être des acteurs de la tuerie. C’est à nouveau une violation flagrante des accords de Rome. J’exige leur libération immédiate et sans condition » a-t-il conclu.

Source – Journaldupays

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