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Recensement électoral en G-B: Faux départ ou fraude anticipée ?

Recensement électoral en G-B: Faux départ ou fraude anticipée ?

Annoncé pour hier, la campagne de recensement en vue des élections prochaines en Guinée-Bissau a été ouverte mais n’a pas encore réellement commencé faute de moyens logistiques pour assurer de manière sérieuse le début du processus électoral.

Pour le PM, Aristides Gomes qui a annoncé l’ouverture officielle du recensement électoral pour les élections législatives du 18 novembre 2018, les kits d’enregistrement biométrique ne sont pas encore disponibles.

Ce faux départ serait lié, selon ses propos, à des difficultés « inhérentes à un processus organisé par un gouvernement qui n’a pas encore le contrôle effectif de tous les paramètres du processus d’organisation des élections législatives « .

Il justifie tout cela par le fait que, « dans tout processus, il y a toujours une prévision et une marge d’erreur qui dépend du contrôle des différents paramètres impliqués dans ce processus », or vraisemblablement, il y a des indices fondamentaux qui sont hors du contrôle du gouvernement, comme le financement de ce processus électoral par exemple.

Théoriquement, selon le PM, la Guinée-Bissau a un budget pour les élections législatives et des engagements de soutien de la communauté internationale. Or, dans la réalité, les seuls moyens disponibles sont les seules ressources que détient le gouvernement et qui proviennent de l’aide, dont une partie est « gérée par le PNUD, conformément aux accords signés entre le gouvernement et les Nations Unies ».

Ces paramètres qui selon le chef du gouvernement constituent « une contrainte forte et imposent un caractère aléatoire au processus de manière significative », ne semblent pas convaincre l’opposition qui voit là de l’incompétence et une tentative de fraude anticipée.

L’opposition rappelle que le Nigéria, le Cap-Vert et bien d’autres pays avaient proposé leur aide et que le gouvernement a préféré s’imposer d’autres priorités qui ne prennent pas en compte la nécessité de bien préparé cette phase des élections. Il chercherait ainsi à installer la confusion dans un pays où on a toujours réussi à préparer des élections.

Le recensement va permettre d’inscrire de nouveaux électeurs venant ainsi s’ajouter aux 593.000 sur les listes électorales de 2013. La Guinée-Bissau veut atteindre le quota du million d’élections sur les 1,7 million de guinéens.

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