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Résistance féminine et pacifique en Casamance: AlañDi-So Bassène (1913 – 1940)

Résistance féminine et pacifique en Casamance: AlañDi-So Bassène (1913 – 1940)

Feminist non-violent resistance in Casamance: AlañDi-So Bassène (1913 – 1940)

Précédemment, nous avions proposé en guise “d’introduction au conflit en Casamance“, les “enseignements à tirer pour la consolidation de la paix”. Nous l’avons dit, la véritable “consolidation de la paix” implique l’utilisation de discussions et de stratégies inclusives. Nous lions ceci à notre série en cours qui se penche sur l’humanitarisme et le mouvement #MeToo en Afrique. Ainsi, dans la présente contribution, il s’agit de nous intéresser à l’historicisation de la Casamance ou plutôt à la sénégalisation des féministes africaines historiques comme facteur de consolidation de la paix. En racontant l’histoire moins connue de la Prêtresse AlañDi-so Bassène, nous cherchons à mettre en évidence le rôle essentiel que les femmes doivent avoir dans la consolidation de la paix en Casamance.

L’intégration de figures casamançaises comme la prêtresse Aliin Sitoé Diatta dans la mémoire collective sénégalaise va débuter réellement dans les années 1990, en réponse aux potentielles raisons que le mouvement indépendantiste pourrait exploiter pour justifier sa cause. Il faut souligner que dans sa protestation, le MFDC qui avait manifesté pacifiquement en 1982 pour réclamer l’indépendance, mettait à l’avant les formes de résistances pacifiques menées par des femmes telles que Kouyito, Aliin Sitoé, AlañDi-so (Alandisso); des résistantes pacifistes certes mais singulièrement charismatiques et féministes, symboles d’une “Casamance par les Femmes.” L’équivalent d’un tel symbolisme au niveau national se réduisait à l’expression “Jigeen ju man goor” chantée par Youssou Ndour (Miss yi, 1998) pour héroiser la femme en référence à des personnages historiques du Sénégal (Toliver, 2005).

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