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Secteur agricole – Memorandum, événements décembre 1982 (suite)

Secteur agricole – Memorandum, événements décembre 1982 (suite)

5- Les Problèmes agricoles

Bien qu’étant la région la plus arrosée du Sénégal, la Casamance a eu, comme le reste du pays, à souffrir d’un déficit d’un déficit pluviométrique grave et continu depuis à peu près deux décennies.

La moyenne annuelle pluviométrique qui variait entre 800 et 2000 mm a chuté pour atteindre un niveau compris entre 500 et 1250 mm.

Malgré cette sécheresse chronique aux graves conséquences, la Casamance conserve d’énormes potentialités agricoles qui devraient la placer au premier rang dans la politique agricole du Gouvernement en vue de l’autosuffisance alimentaire du pays comme l’illustre bien les tableaux ci-après :

Ainsi donc, pour l’année 1983/1984, on peut dire que la part de la Casamance représente :

Pour les cultures industrielles :

  • Arachide d’huilerie : 19% de la production totale
  • Arachide de bouche : 14% de la production totale
  • Coton : 72% de la production totale

Pour les cultures vivrières

  • Mil/ sorgho : 19% de la production totale
  • Mais : 58% de la production totale
  • Riz paddy : 33% de la production totale

Mais c’est essentiellement au regard des rendements que ses potentialités et son avantage sur les autres régions apparaissent les plus évidents. Ainsi :

Pour les cultures de rente, le rapport s’établit de 1 à 2 :

  • 1.200 Kg/ha contre une moyenne de 500 Kg/ha dans les autres régions pour l’arachide d’huilerie
  • 600 Kg/ha contre 370 Kg/ ha pour l’arachide de bouche.
  • 1.155 Kg /ha contre une moyenne de 530 Kg/ha

Pour  les cultures vivrières, le rapport est de 1 à plus de 2 :

  • Mil/ Sorgho 800 Kg/ha contre une moyenne de 360 Kg/ha
  • Maïs 1300 Kg/ ha contre une moyenne de 530 Kg/ha

Nous sommes obligés de faire une réserve sur le rendement de 4.600 Kg/ha enregistré au Fleuve.Soucieux de promouvoir un développement intégré de la région, l’Etat y a implanté des sociétés d’intervention telles que la SOMIVAC, la SODAGRI et la SODEFITEX.

La SOMIVAC a pour mission supplémentaire la coordination des activités de deux autres sociétés ; elle est donc à vocation régionale.Nous allons d’abord recenser, de manière succincte, les actions supplémentaires prioritaires du VI e Plan pour chacune des sociétés en insistant sur les problèmes posés par le financement et les risques de non réalisation, soit par manque de volonté politique, soit par position délibérée de certains hauts fonctionnaires.

Ensuite les objectifs complémentaires répondant aux défis de l’heure seront esquissés

La SOMIVAC : L’action de la SOMIVAC, au cours du VI e plan doit se concrétiser autour des points suivants :

  • Projet rizicole de Sédhiou
  • Projet PIDAC
  • Etude du Schéma Directeur
  • Aménagement de Guidel
  • Aménagement de Bignona
  • Mission Chinoise.

a- Projet rizicole de Sédhiou

Il a rencontré au cours du 6e plan d’insurmontables difficultés financières qui continuent de bloquer littéralement les actions du projet. Ces actions portent essentiellement sur les cultures sous pluie tels que riz, arachide, maïs, mil, coton.

Les rendements de ces différentes spéculations stagnent à un niveau tel qu’on peut se poser le problème de savoir s’il est utile de garder une telle structure. En effet, pour  le riz (1,5 t/ha) ; l’arachide (1,25 t/ha) ; le maïs (0.8 t/ha) ; le mil (0,8 t/ha) ; le coton nouvellement introduit (1,1 t/ha).

Ce projet avait bénéficié lors du 6e plan d’un financement de la Caisse Centrale et de la Banque mondiale avec une orientation d’objectifs prioritaires en direction du riz dans les vallées à eau douce.

L’évaluation faite par ces deux organismes a démontré qu’en définitive, ce projet s’est transformé en projet arachide, les cultures vivrières ayant été minorées. Ce qui justifierait l’avis des bailleurs de fonds, le retrait du financement du PRS (Projet Rizicole de Sédhiou).

Néanmoins, il a été programmé pour le Projet Rizicole 2 (PRSII), un financement global 6e plan de 572 Millions CFA. A notre connaissance, il n’est intervenu aucune inscription ni au Budget national d’équipement, ni sur crédit extérieur de ces fonds, malgré les efforts de la direction générale de la SOMIVAC, en vue de recouvrir ce financement.

Nous pensons cependant qu’il existe des potentialités agricoles dans le département de Sédhiou, en vue du développement de la riziculture en terre douce. La SOMIVAC devra être soutenue dans la recherche de financement des petits aménagements de l’ordre de 100 à 200 ha (dans le Balantacounda et le Diéndé)

b- Projet PIDAC (Projet Intérimaire de Développement Agricole de la Casamance

Ce projet soutenu par l’USAID, s’est intéressé aux cultures traditionnelles tels que riz, maïs, mil, sorgho et arachide sur une superficie de l’ordre de 11.932 ha et s’est en outre étendu sur quelques opérations maraichères qui se trouvent confrontées à un sérieux problème d’économie.

En ce qui concerne le 6e Plan, 2,680 milliards sont prévus, sur lesquels 1,191 milliard CFA sont présentement acquis.

C- Etude du Schéma directeur

C’est aussi un projet soutenu par l’USAID d’un montant de 330 Millions CFA entièrement couvert. Cette étude permettra de mieux coordonner l’ensemble des actions des sociétés d’intervention.

d- Mise en Valeur de Guidel

Les travaux de barrage d’un coût d’environ 800 Millions ont été réceptionnés au mois d’avril 1982. Mais depuis lors, aucun financement n’a pu être dégagé en vue de la réalisation des aménagements des terres sans lesquels les efforts financiers consentis pour le barrage ne pourraient être valorisés, étant donné que Guidel doit servir de barrage test, en vue de maitriser les aménagements des zones de ces rizières.

Nous nous trouvons donc devant un blocage de toute l’action de récupération des terres salées. Il devient urgent que les 962 millions CFA prévus dans le 6e Plan pour l’aménagement des terres de Guidel soient trouvés dans les meilleurs délais.

e- Aménagement de Bignona

1,750 milliards ont été initialement prévus pour la réalisation du barrage en contrepartie des travaux de la Mission Chinoise ; or il semblerait que ce projet glisse sûrement vers le 7e plan, malgré la volonté politique affirmée par le Chef de l’Etat. Il importe de souligner que l’ensemble du matériel pour l’exécution des travaux par la Mission Chinoise est déjà stocké depuis bientôt deux ans.

A propos du barrage d’Affiniam et de l’aménagement du bassin versant du marigot de Bignona, il est utile de noter la constatation suivante faite M. DUMONT dans le « Défi Sénégalais » page 27 :

« Mais la Casamance est mal défendue sur le plan politique. Ainsi la contrepartie sénégalaise des crédits prévus pour le barrage d’Affiniam, près de Bignona que vont construire les Chinois aurait été détournée vers un quartier général de l’ISRA sur le Fleuve. Depuis Octobre 1980, le matériel est là, les Chinois aussi, les paysans attendant l’espoir d’être embauchés : Quel gâchis pour tout cette région enclavée. Les crédits restent insuffisants. Un gros retard a été pris, qu’il importe de combler »

Nous nous contenterons, à ce propos des barrages, de rappeler avec E. PISANI : « La main et l’outil » que : « Un barrage est un outil, tout comme un hôpital, une usine, une école. Ce qu’il faut aider la société des hommes, les structures sociales, la vie locale en un mot, la main capable de saisir l’outil. »

Nous pensons qu’il s’avère nécessaire de clarifier et de hiérarchiser les problèmes relatifs à la récupération des terres salées.

f) Mission agricole chinoise

Ce projet qui n’était pas initialement prévu au 6e Plan, a pu être concrétisé et malgré le départ prématuré des chinois, des actions de suivi et de prolongation se poursuivent grâce à l’encadrement de la SOMIVAC.

En ce qui concerne le riz, l’action d’encadrement semble s’être portée sur 2.243 ha avec des rendements supérieurs à 2 tonnes/ha. Il y a lieu par ailleurs de signaler que la formation de l’encadrement SOMIVAC par les chinois n’a pas été satisfaisante.

La SODAGRI (Société de Développement Agricole et Industrielle) : une des priorités de notre politique de développement agricole étant l’autosuffisance alimentaire, le projet ANAMBE géré par la SODAGRI est actuellement prioritaire du 6e plan. La première phase de réalisation a démarré en 1982.

Les études menées dans le bassin de l’ANAMBE ont connu des développements successifs depuis 1958. Ces différentes études ont permis d’obtenir toutes les données de base nécessaires à la conception définitive du projet avec le maximum de garantie de succès (topographie au 1/2000e, agronomie, pédologie, sociologie, etc…).

Les conclusions arrêtées par ces études sont les suivantes :

  • Existence de 40 000 ha de bonne terre apte à la riziculture de classe 1 et 2 classification USBR
  • Disponibilité d’eau pouvant sécuriser au moins 20 000 ha cultivables en hivernage et 16 000 ha en contre saison, 9 années sur 10. La limitation de 16 000 ha est due à la faible capacité de stockage en eau.

La pluviométrie dans cette région de la Haute Casamance est en moyenne de 1.100 mm d’eau, ce qui représente un avantage pour la culture irrigable dans cette zone, étant donné l’économie d’énergie de pompage ainsi faite durant la période hivernale car les besoins en eau ne nécessitent qu’un complément d’irrigation de 200 mm.

La forme du lit de la rivière Kayanga permet d’avoir des sites favorables pour l’implantation d’ouvrages de retenue : le barrage de confluent Kayanga-Anambé, prévu en première phase, permettra de stocker 48.000.000 mètres cubes d’eau assurant la double culture de 1000 à 1450 ha.

Il a été proposé dès lors d’aménager en première phase pilote 1000 ha qui seront irrigués grâce au barrage de confluent complété d’une station de pompage à travers un réseau hydraulique.

Objectifs physiques du projet

Le Bassin de l’Anambé une fois développé permettra d’ici une quinzaine d’années, la production d’environ 150 000 tonnes de céréales avec une commercialisation assurée d’au minimum 75 000 tonnes de riz blanchi, le reste étant consommé sur place dans la région.

Depuis le début de son intervention, la Sodagri, sans attendre la réalisation des ouvrages hydrauliques a commencé par encadrer les paysans.

Dans les périmètres et zones encadrés, les rendements ont varié de 1,5 à 2,5 tonnes, en fonction de la répartition des pluies et les quantités d’eau tombée. Dans tous les cas, l’écart de rendement a été d’au moins 1 tonne entre les paysans encadrés et les paysans non encadrés.

Pour le projet de 16 000 ha dont la réalisation ne sera achevée qu’en 1999, les résultats attendus sont la double culture avec un rendement moyen de 5 tonnes, soit un tonnage de 150 000 tonnes. Ce qui permettrait la commercialisation supplémentaire de près de 50 000 tonnes de riz blanchi.

Etat d’avancement

Les superficies irriguées porteront en première phase 1981/34 sur 1000 ha. Les superficies agricoles encadrées concernant le riz porteront sur 4 000 ha de cultures pluviales. Les cultures pluviales encadrées seront :

  • Maïs et Sorgho : 2500 ha

Les productions globales attendues, sont les suivantes :

  • Riz : 18 000 t
  • Maïs sorgho : 2000 t
  • Arachide : 9000t

L’élevage d’embouche atteindra 1.000 têtes UGB, à partir de sous produits du riz.

2400 emplois seront atteints dont 2200 agriculteurs dans la zone aménagée avec un revenu amélioré dans de grandes proportions de 1 à 3 ; 200 emplois salariés pour le complexe agro-industriel ainsi créé.

Le projet après avoir assuré l’autosuffisance dans la zone de l’Anambé permettra lors de la deuxième année de commercialiser 5000 tonnes de riz blanchi dont 1000 tonnes sous forme de riz entier, le tout correspondant à un chiffre d’affaires de 500 millions CFA.

Le projet se trouve dans un état très avancé. Le seul point qui gène le démarrage des travaux est celui de la mise en place des crédits alloués. En effet, les études d’exécution sont terminées depuis 2 ans. Les dossiers d’appel d’offres confectionnés par le Bureau d’Engeneering Electrowatt, lancé avec l’accord du Fonds Saoudien de Développement et les dépouillements viennent de se terminer.

Financement du projet

Le projet est financé sur aide bilatéral entre la Sénégal et le Fonds Saoudien de Développement d’une part et entre le Sénégal et le Gouvernement Helvétique, sur ligne de Crédit Mixte d’autre part. Il avait été initialement prévu une participation du Sénégal en contrepartie sur le Budget National d’Equipement.

La BOAD et le Fonds de l’OPEP ont été saisis par le Gouvernement Sénégalais pour le bouclage financier du programme et pour servir partiellement de relais au budget national d’équipement.

Financements extérieurs obtenus

Le fonds Saoudien de Développement a signé avec le Gouvernement du Sénégal des accords de financement (Décembre 1979, mars 1981) pour un montant de 30 Millions de Riyals saoudiens soit l’équivalent de 3 Milliards de FCFA.

Le Fonds saoudien de développement s’est engagé à concurrence de 50% du cout global du projet. Sa participation est portée de 3 Milliards à 5 Milliards compte tenu de l’augmentation des couts.

La Ligne de Crédit Mixte Suisse

Une ligne de crédit mixte suisse a été signée entre le gouvernement du Sénégal et le gouvernement helvétique pour les fournitures et prestations de services.

La BOAD

Elle avait envoyée une mission d’évaluation. A l’issue de son séjour au Sénégal du 26 Octobre au 6 Novembre 1981, la mission avait proposé un intéressement de la BOAD pour le financement de la réalisation des exploitations paysannes irriguées. La mission avait proposé une enveloppe préliminaire de 550 Millions de Francs CFA.

Cependant après avoir fait espérer une participation, cette source de financement s’est retirée. Le rapport d’évaluation de la BOAD remis à la SODAGRI devrait être repris sur la base de compléments d’informations, en vue de revoir les conclusions de cette dernière. Le Gouvernement se serait engagé vis-à-vis d’autres bailleurs de fonds pour trouver un financement de remplacement.

En résumé, les financements qu’il sera possible d’atteindre actuellement provenant de l’extérieur seraient les suivants : le fonds saoudien de développement (3 milliards) ; la ligne Crédit Mixte Suisse (617 Millions) ; Etat (BNE 1983/84) (478 Millions), Financement de remplacement BOAD (605 Millions). Soit un total de 4, 700 Milliards. Il est attendu de l’OPEP qui a été sollicité, 1, 2 Milliard pour compléter le budget.

La SODEFITEX

Elle est chargée d’encadrer les agriculteurs de la haute Casamance et une faible partie de la Moyenne, pour la production du coton.

Cette société a implanté des unités d’égrenage de coton et de confection de balles à Kolda et Vélingara. Elle a en outre démarré depuis le 6e Plan, des projets de cultures céréalières actuellement sur les rives du fleuve Gambie. Elle dispose de quelques petites parcelles irriguées. Il n’en demeure pas moins que cette société est plus préoccupée par la culture de rente du coton que d’assurer l’autosuffisance alimentaire. Elle cherche actuellement à étendre ses activités en Moyenne Casamance où le coton est cultivé dans le Balantacounda.

La Sodefitex bénéficie de financements du Fonds européen de développement et de la Caisse centrale de coopération économique, et grâce à la remontée spectaculaire des cours mondiaux de coton. Les résultats qui étaient dans les années 1980/1981 négatifs de l’ordre du milliard commencent à être positifs.

Il faut ici mentionner que le Sénégal n’a pas de moyens puissants sur le cours mondial du coton. Il est à craindre qu’après un développement des superficies réservées au coton, nos recettes d’exportation chutent par la baisse de ce cours mondial comme actuellement avec l’arachide.

Problèmes rencontrés

Il est de notoriété publique que la région sud est celle qui a le moins bénéficié d’investissements pour son développement. Il a fallu attendre l’avènement de Monsieur Abdou Diouf, alors Premier Ministre pour que la Casamance trouve une place presque normale dans le plan de développement économique et social (Fin 4; 5e et 6e plan).

Depuis l’indépendance, d’importants moyens financiers ont été réorientés vers la Région du Fleuve, en vue d’y développer la culture rizicole, alors qu’une faible partie des investissements ainsi consentis dans le Nord aurait suffi, en Casamance pour assurer une autosuffisance en riz à hauteur de 70%.

La période de sécheresse rencontrée par notre pays a rendu plus préoccupant le développement de l’agriculture casamançaise. En effet les hauteurs d’eau de pluie n’assuraient plus la désalinisation des terres en Casamance.

Il fut alors décidé de relancer la politique de barrage anti-sel, et Guidel fut choisi comme barrage test. Pendant que la démographie galopait, les superficies rizicultivables diminuaient.

Devant les incertitudes des techniques préconisées pour la récupération des terres salées, la SODAGRI a proposé de résoudre le problème par l’aménagement de plateaux d’eau douce de la Haute Casamance et de la Moyenne Casamance avec une possibilité d’une double culture.

Dans la recherche de financement nécessaire à la mise en œuvre de l’ensemble des projets du plan, la Casamance n’a pas bénéficié de concours extérieurs favorables.

En effet plusieurs bailleurs et organismes ont été orientés (ou se sont orientés) vers les projets SAED dans la vallée du Fleuve Sénégal.

Même le Fonds Européen de Développement qui a été le premier à financer les périmètres tests de désalinisation des rizières de Nyassia s’est progressivement désengagé. C’est tout récemment que le Ministère de la Coopération italienne, sollicité par le gouvernement du Sénégal a décidé d’intervenir massivement en Casamance. Les deux sociétés de développement rural dont les activités sont plus orientées vers les secteurs d’intérêt pour les populations locales à savoir la SODAGRI et la SOMIVAC, souffrent du manque de moyens financiers pour la réalisation de leurs programmes dans les délais.

Bien que la volonté politique de la réalisation des projets de maitrise de l’eau et d’autosuffisance alimentaire existe, les élus régionaux n’apportent pas leur soutien effectif aux sociétés concernées, lors des grands débats, en commission techniques et plénières à l’Assemblée Nationale.

Les Solutions que nous préconisons en vue de résoudre définitivement les problèmes rencontrés par l’agriculture casamançaise sont :

1- la priorité à la double culture rizicole en terre douce, permettant non seulement l’atteinte de l’autosuffisance alimentaire régionale dans les meilleurs délais, mais aussi de fixer les populations en les faisant travailler toute l’année

2- Réaffirmer la volonté politique de réaliser tous les projets liés à la riziculture, et autres projets céréaliers ou simplement vivriers y compris les barrages anti-sels de Bignona, Kamobeul-bolong et Sougroungrou, dès que les essais de Guidel auront été concluants.

3-Orienter les investissements vers le secteur du développement hydro-agricole en Casamance dans un esprit d’équilibre.

4- limiter le développement des cultures industrielles de rente à leur niveau actuel (arachide 120 000 t ; coton 20 000 t)

5- Aider les opérateurs économiques casamançais en leur facilitant l’accès au crédit bancaire, en vue de maitriser la commercialisation des produits primaires.

6- Donner davantage de moyens aux sociétés d’intervention pour les rendre plus efficaces dans les activités d’encadrement.

7- Mener à terme dans les meilleurs délais (le temps est devenu un facteur défavorable pour la survie dans le pays en général et dans le monde rural en particulier), l’objectif que s’est fixé l’Etat depuis 1973 à savoir la maitrise des cours d’eau internes et riverains devant aboutir à l’aménagement hydro agricole des vallées.

8- Définir une politique d’hydraulique rurale pour satisfaire les besoins en eau des hommes, de l’agriculture et de l’élevage.(Forages)

9- Définir une politique de restauration du couvert végétal dans la région (reforestation)

10- Elevage rationnel à moyen terme (cultures fourragères, expérimentation et vulgarisation)

à suivre…

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