Territoire de Casamance: Période soudure et flambée des prix à Sédhiou

Posted by on 16/12/2018 12 h 00 min
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Notre économie est sans nul doute une économie désespérée en ce sens qu’elle dépend trop de l’extérieur. Et pourtant, c’est à la veille des fêtes que l’on constate qu’il y a une énorme manne financière que nous sommes capables de mobiliser et que l’on engloutit en une seule journée dans le secteur de l’industrie ventral.

La capacité de  nos populations à mobiliser les ressources nécessaires pour financier les dépenses occasionnées lors d’une fête est plus que remarquable. Bientôt la Tabaski, la grande fête musulmane, Aid el Kebir, et les Sénégalais n’hésitent pas à débourser de grosses sommes pour acheter du mouton, avec les prix qui peuvent allere jusqu’à des centaines de milliers de francs locaux.

Et comme une sorte de confluence, on constate aussi une flambée des prix des produits de consommation. Les commerçants se frottent les mains, augmentent les prix, car ils savent que cet argent inutile à nos recettes publiques va sortir comme de nulle part. En l’espace de quelques jours, l’argent qui va circuler pour préparer la Tabaski pourraient financer le secteur de l’élevage et de l’agriculture du Sénégal par exemple avec des fonds internes.

Ce qui aurait pu aider l’économie d’une belle région comme Sédhiou où l’agriculture est réduite à la culture saisonnière du Coton et de l’arachide.

Pour le contexte, il faut savoir qu’à Sédhiou, Août constitue la période la plus difficile pour les ménages, une période de soudure où les populations doivent se rendre dans les champs pour préparer de nouvelles réserves. Conséquemment, en hivernage, les prix sont plus élevés, les populations pour survivre doivent beaucoup emprunter en mil comme en riz pour se nourrir en espérant pouvoir rembourser à la prochaine récolte.

Pour acheter un petit bétail en cette période hivernale de soudure, et en ce mois d’août, les populations peuvent au moins compter sur la vente de leurs récoltes des productions agricoles sous pluies comme le maïs; alors que le prix du bétail à tendance à monter avec la bonne allure des animaux qui ont pu profiter des beaux pâturages à l’herbe fraîche et verte.

Voilà la situation actuelle des populations de Sédhiou à la veille de la Tabaski, dans le Territoire de Casamance. Faut-il relever comme nous le disions ici, que se pose aussi le problème d’approvisionnement dans l’ensemble du Territoire Casamançais?