Trump déroule sa politique anti-immigrants sur les Jammeh

Posted by on 12/11/2018 10 h 30 min
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Désignation publique de Yahya Jammeh, de la Gambie

Le Département d’Etat américain, en vertu de la Section 7031 (c) de la loi de 2018, portant affectation de crédits du Département d’État, Opérations étrangères et programmes connexes, désigne publiquement l’ancien président de la Gambie, Yahya Jammeh, en raison de son implication dans une entreprise de corruption notable.

Conformément à ladite section Section 7031 (c) qui prévoit que, dans les cas où le Secrétaire d’État dispose d’informations crédibles indiquant que des représentants de gouvernements étrangers ont été impliqués dans une corruption grave ou une violation flagrante des droits de l’homme, ces personnes et les membres de leur famille immédiate ne peuvent pas entrer aux États-Unis États.

La loi oblige donc « le secrétaire d’État à désigner publiquement ou à titre privé ces fonctionnaires et les membres de leur famille proche. Outre la désignation de Yahya Jammeh, le Département désigne également en public l’épouse de Jammeh, Zineb Yahya Jammeh, sa fille Mariam Jammeh et son fils Muhammad Yahya Jammeh. »

Le prétexte tout trouvé – malgré sa noblesse – pour augmenter les chiffres de l »anti-immigration est bien que « les États-Unis sont déterminés à lutter contre la corruption, à renforcer le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et à promouvoir la bonne gouvernance à l’échelle mondiale ».

Bien évidemment, sous Trump et l’Afrique, on peut toujours croire qu’exceptionnellement, « les États-Unis soutiennent le gouvernement gambien, son peuple et la société civile pour soutenir la transition de la Gambie vers plus de transparence, de responsabilité et une gouvernance démocratique, dans l’intérêt de tous les Gambiens ».