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Ziguinchor : Le festival « Koom Koom » sera inscrit dans l’agenda culturel

Ziguinchor : Le festival « Koom Koom » sera inscrit dans l’agenda culturelLa 10e édition du Festival « Koom Koom » s’est clôturée, hier, à Ziguinchor. Un événement culturel de dimension sous-régionale pour lequel les autorités locales invitées à s’impliquer davantage dans l’organisation ont manifesté leur engagement à travailler à sa labellisation dès la prochaine édition.

Le festival « Koom Koom » de Ziguinchor est consacré, d’une part, à la promotion d’une filière, la calebasse, et d’autre part, à la promotion de la destination touristique de la Casamance. Pour cela, l’adjoint au gouverneur chargé du développement qui procédait au lancement officiel des activités a saisi l’occasion, cette année, pour inviter les différents services techniques de l’Etat, les collectivités locales, les acteurs touristiques (syndicat et guides) et artisanaux, à s’approprier cet événement culturel. Latyr Ndiaye est convaincu que cette manifestation renferme tous les atouts pour « porter le développement économique et social de la Casamance ». Notamment, indique l’adjoint au gouverneur de Ziguinchor, « le secteur touristique qui, allié à la promotion de la culture, va booster le développement de la région dont la diversité culturelle n’est plus à démontrer ».

Cet appel a reçu des échos favorables et les perspectives s’annoncent déjà porteuses d’espoir avec la promesse tenue par Seydou Sané, 1er adjoint au maire de Ziguinchor. Venu représenter Abdoulaye Baldé, M. Sané a déclaré « qu’à partir de l’année prochaine (2018), le festival sera inscrit dans l’agenda culturel communal pour son appropriation par les populations ». Car, a-t-il souligné le festival «Koom-Koom» a pris en charge le vide et cela depuis une dizaine d’années. Pour ce faire, la mairie va mieux s’impliquer dans l’organisation, d’autant que le secteur de la culture constitue une compétence transférée aux collectivités locales ». De même, le Conseil départemental de Ziguinchor, par la voix de son président Siaka Coly, a donné l’assurance de la labellisation de l’évènement par l’institution, « pour en faire une activité annuelle phare ».

L’édition 2017 du festival «Koom Koom» a connu une belle réussite, que ce soit dans l’organisation, la mobilisation des populations mais surtout la participation des différents groupes artistiques et folkloriques. Ce qui a fait dire à Mme Fadia Nassif de l’Organisation internationale de la Francophonie  « que la richesse de cet évènement majeur est de savoir marier la singularité de l’expression artistique et l’universalité de son langage à des pratiques culturelles profondément enracinées dans la mémoire communautaire et dans le terroir ».

Fête des expressions traditionnelles et modernes
Ainsi, le festival de Ziguinchor a bien été une fête des expressions traditionnelles et modernes dans le riche foisonnement de leur diversité. Les organisateurs ont alors réussi le pari de réunir, durant quatre jours d’activités, plusieurs acteurs des terroirs. Avec leurs différents groupes et troupes tels que Allez-Casa, le groupe de Sao Domingo en République de Guinée-Bissau, la troupe acrobate peule « Pegueli Camara », la troupe balante «Ombre», venus des localités des terroirs casamançais et d’autres régions et de pays voisins. Autant d’acteurs du secteur culturel des communautés ethnolinguistiques (diolas, balante, peul, baïnouck, sérére, manjacque, mandingue) ainsi que des acteurs du tourisme (fédérations, campements villageois, agences de voyage et du tourisme), qui ont communié ensemble dans la diversité culturelle. Une occasion également pour les uns et les autres de s’affirmer dans leur singularité tout en s’ouvrant et se transformant au contact de l’altérité.

C’est dans cette dynamique que le Gie «Goorgoorlou», selon son président et promoteur du festival, Khalifa Dramé, s’est engagé autour du même idéal, le développement de la Casamance à travers sa culture.

Il faut noter la présence, à cette édition, du directeur de la Culture de Guinée-Bissau, Yacinthe Mango, d’Adama Bâ conduisant une délégation de Gambie et du député-maire de Toubacouta Pape Seydou Dianko, qui se sont tous félicités de cette initiative. Un événement qui poursuit son bonhomme de chemin et qui a valu, aujourd’hui, l’organisation d’un festival tripartite : « Niomy Badya – Koom-Koom » (Toubacouta-Banjul-Ziguinchor). Un grand carnaval à travers la ville a été également la belle attraction de ce festival clôturé hier par une séance de lutte traditionnelle.

Source Lesoleil – 18 Déc 2017

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