Fiyaay, lundi 19 janvier 2026…

Histoire mémoire: Victor Simuhemba Diatta, intellectuel, officier de l’armée coloniale, administrateur de société …

À l’occasion de la Coupe d’Afrique, événement sportif oblige, intéressons-nous à un journaliste sportif. Avez-vous déjà entendu parler de Jean Diatta, l’un des premiers journalistes de RFI ?

Mais nous allons plutôt parler de son père, M. Simuhemba Diatta…

Licencié ès lettres (voire agrégé (?) selon le MFDC qui veut ainsi démontrer qu’il n’y aucun complexe de la part de cet homme supposé appartenir au mouvement devant Senghor), intellectuel autorisé dans les cercles fermés sous le régime de Vichy, en quête de survie culturelle ; entré dans l’armée française pour la Résistance, colonel commandant après la Libération (1947) ; il s’agit bien de Victor Simuhemba Diatta.

Quoi d’autre encore ?

A partir de 1947 ou peut être même avant, Simuhemba voulait déjà entreprendre en Casamance. Il devient alors administrateur de la société dénommée, Afrique Noire S.A (ANSA), fondée à Dakar, la capitale de l’AOF, avec un capital de 5 millions de francs CFA (soit environ 10 Milliards de francs CFA aujourd’hui).

Ce Casamançais authentique, pour tout enfant de la Casamance qui aspire au développement socio-économique de la région, est considéré comme l’un des membres fondateurs du MFDC dans les années 1947.

C’est la raison d’ailleurs pour laquelle nous nous sommes intéressés à lui comme figure à donner à voir.

En effet, à Ziguinchor, capitale de la région, les détenteurs d’archives privées, parlent de son engagement pour la région. Victor encourageait ses associés à adhérer dans le mouvement en gestation.

Mais, le lundi 12 avril 1948, Dakar, où le colonel commandant le 35e régiment d’infanterie française est connu et apprécié, apprend sa mort par suicide. Il se serait tiré deux balles dans la tête, comme un « désespéré ».

Mais pour les élites casamançaises, celles du MFDC qui parlent et impriment dans notre mémoire collective son histoire, la France ne dit pas toute la vérité sur la mort du “Tueur de loup ou Défricheur / Maître des terres, Lamane quoi pour parler comme les enfants de Diambone Bassirou Diomaye Faye devenu ennemi des enfants d’Aguene Ousmane SONKO (notre traduction de Simuhemba = Simuh-Eyen baha ou éhemba), un “Attika” en vrai.

Pour le MFDC donc, il serait assassiné.

Mais par qui?

A l’époque, Condition humaine, organe de presse du nouveau parti de Senghor (comme il est le premier à être indexé) et Dia, publiait dans son édition du 19 avril 1948 ce faire-part :

“Nous avons la douleur d‘ annoncer la mort de Victor DIATTA, administrateur de société, survenue à Dakar (…). Condition Humaine présente à ses parents et amis, ses condoléances les plus sincères.”

L’administrateur de société semble être celui que cette élite intellectuelle et politique dans la capitale de l’AOF sous l’union française semble connaître, malgré ses études, son parcours d’officier de l’armée française.

C’est dire combien, l’histoire de Simuhemba Diatta mériterait d’être écrite pour la postérité, conscientiser les enfants de la Casamance authentique sur leur histoire et mémoire collective.

Ussoforal pan jack

Vive les Champions de la CAN !

#Nayèg avec Ousmane SONKO

Akandijack Bassène

@akintodijack

Victor S. DIATTA, intellectuel, officier de l’armée… administrateur de société sous la colonie.♬ son original – Akandijack

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