Une seconde reconstruction historique s’impose, et je l’amène avec le concept de Sierragambie, qui permet de mieux comprendre les dynamiques en jeu.

Il s’agit de comprendre comment les anciens empires soudanais ont fait face aux sociétés résilientes du littoral.

Nous percevons la Sierragambie différemment de la Sénégambie, cet espace géographique du littoral est une zone refuge avec une forte concentration de sociétés qui garde cette mémoire de la mobilité et de la mixité qu’il faut reconnaître pour mieux la saisir. Il faut surtout l’étudier avec ses propres notions….

Nous nous limitons à la zone habitée par les “Ajamaats”, le “Pays Ajamaat” donc où la diversité sociale constatée est enrichie par les poussées adventives de l’hinterland (la poussée atlantique à partir du 15ᵉ siècle aussi).

Mais dans toute la Sierragambie, cette région géographique, entre la Gambie et la Sierra Leone, se dévoile une unité historique morcelée mais aussi, perdurent de nombreuses particularités socioculturelles et économiques partagées par les diverses communautés.

Partout où on va en Sierragambie, plus on se rapproche du littoral, plus les traditions subsistent. Et plus on s’aventure dans l’hinterland, plus on observe là où il y a contact, une forme d’addition culturelle graduelle.

Pour l’exemple, disons qu’on retrouve le Ajamaat authentique entre la Basse Casamance et le Bas Rio Cacheu/Geba…

Plus on remonte comme vers Mairie de Ziguinchor plus on constate une certaine acculturation. Il faut donc s’éloigner du Monde Mali-nké et des Mandinguisés pour découvrir la vraie nature des institutions anciennes qui renseignent sur la souche de l’organisation fonctionnelle du Gabou.

Ziguinchor pour en parler est le fief du « Moff Avví », le dernier rempart des traditions ajamaats face aux poussées adventives de l’hinterland (de Soundiata Keita/Tiramaghan Traoré) qui ont donné naissance à la culture niantho/koring, mandingue par dénomination et ajamaat par son historicité.

Il faut se rendre dans le Moff-avvi pour constater que les Malinkés se sont effectivement assimilés politiquement aux Ajamaats.

En effet, c’est dans le Moff-Avví, qu’on trouve l’existence d’une lignée chargée de donner épouse au « roi-prêtre », les mères donc des futurs « princes-royaux ».

Or, cette même lignée qui est divisée en deux, à une partie “royale” et une partie “vassale” à l’image des Nianthios (branche héritère royale) et des Korins (vassaux).

Bon, Fiyaay, avec cette nouvelle vidéo TikTok.

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