L’actualité des semaines 42/43 de 2025, parle de Thiaroye 44 et des archives des Tirailleurs Sénégalais, que dis-je Africains, oui Tirailleurs Africains.
Ce débat, nous l’avions vu venir en février 2022, en Casamance. C’est sur les rues de Ziguinchor que le #Projet-Pastef, la Révolution en marche expérimenta le panafricanisme par patrimonialisation.
Mais malheureusement, l’histoire de la Casamance est comme inintéressante, méconnue du grand public parce que loin des préoccupations des élites politiques sénégalaises et parfois même des chercheurs.
Cela n’avait-il pas favorisé, comme nous le vivons encore, des interprétations qui ont conduit aux événements fâcheux de 1982, en Casamance ?
Or, nous pensons que la responsabilité des historiens, particulièrement des historiens casamançais est très largement engagée dans cet état de fait.
L’occasion faisant le larron, profitons de cette omission sur l’histoire politique du projet en Casamance pour alerter le régime actuel sur l’histoire de la Casamance et son rapport à la paix, sur le rôle des historiens…
Maintenant que le fracas des armes s’est tu, essayons d’apaiser les passions, et pour cela, il faut que les historiens casamançais de naissance comme d’adoption et de coeur, comprennent que leur silence peut avoir des effets graves. Ils doivent être en première ligne, pour encourager les autres, car il est temps pour la recherche d’occuper le champ qu’elle a jusqu’ici négligé.
Nous revenons donc sur ce débat autour de la patrimonialisation des “Tirailleurs Africains” en démontrant qu’il a déjà eu lieu en Casamance à partir de février 2022.
Ainsi, nous, descendants d’indigènes, conscients du conflit mémoriel potentiel; bien évidemment, l’indigène n’avait d’identité que sénégalaise qu’il provienne de Casamance ou du Mali, et c’est sous le “Label sénégalais” qui était une sorte de plus-value qu’il participait à la grandeur de la France et jamais la sienne… Nous descendants d’indigènes, disais-je, validons la notion de “Tirailleurs Africains” portée par le #ProjetPastef parce qu’elle a marché en Casamance… N’est-ce pas ?
“Tirailleurs sénégalais” est mort, vive “Tirailleurs Africains” !