Peuples d’Afrique, frères et sœurs de Casamance, l’heure n’est plus à l’illusion mais à la lucidité.

Alors que certaines puissances, drapées dans le langage de la démocratie, ne savent résoudre les différends que par le vacarme des armes, il nous revient d’opposer la sagesse qui fonde nos civilisations. L’histoire nous l’a assez montré, dans l’imaginaire de plusieurs dirigeants occidentaux, la vie du mélanoderme demeure trop souvent une variable d’ajustement, sacrifiable, comme dans leurs fictions et parfois dans leurs politiques.

Souvenons-nous des années 1970, comment l’occident imposa des régimes en Afrique… Guerre froide disait-on !?
Souvenons pourtant de 1979 (novembre). Là où l’on attendait le mépris, l’Iran des Ayatollahs surprit le monde en libérant les femmes et les treize otages afro-américains, renvoyant l’Occident à ses propres contradictions raciales. Cet acte d’humanisme stratégique doit nous interroger sur la nature réelle des alliances internationales et sur la hiérarchie implicite des vies dans l’ordre mondial.

Aujourd’hui, l’Afrique doit tracer sa propre voie…

Refuser la logique des armes:

Le Sénégal doit d’abord panser ses propres plaies, car comme on le dit, Charité bien ordonnée commence par soi-même!
Plutôt que de juger les élans bellicistes d’ailleurs, rappelons-nous que la Casamance a trop souffert. Si sa devise proclame “Casamance invicta felix”, cette résilience face à l’épreuve nous enseigne que la grandeur ne se mesure pas au canon d’un fusil, mais à la force de la justice et de la vérité.

Bâtir une résilience souveraine

L’Iran comme la Casamance doivent inspirer; alors inspirons-nous des civlisations de ces peuples qui refusent de se plier, qui transforment l’adversité en énergie politique. C’est ainsi que se construit une paix durable, une paix qui nous ressemble.

Décoloniser nos imaginaires

Ne laissons plus personne définir la valeur de nos existences ni dicter notre marche dans le concert des nations. En ce sens, l’avènement d’Ousmane Sonko n’est pas un accident de l’histoire, mais une grâce méritée qu’il nous appartient de préserver avec détermination nous ouest-africains et les Sénégalais singulièrement

Compatriotes, cultivons l’éveil…
Cultivons la résilience…
Que la paix en Casamance devienne le symbole d’une Afrique nouvelle, capable de résoudre ses crises par la force de l’esprit plutôt que par la violence des empires.

Vive la paix. Vive l’Afrique consciente.

Akandijack

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