Le poison politique – comme le baiser de Judas, qui est aussi un baiser de la mort – a ceci de particulier qu’il ne tue jamais d’un coup. Il s’insinue, lentement, silencieusement, jusqu’à rendre l’issue inévitable…

Dans le contexte actuel dans la vie politique sénégalaise, beaucoup de personnes ont le sentiment que les dés sont déjà jetés dans la relation entre le Président de la République et son Premier ministre. Un point de non‑retour semble avoir été franchi, Diomaye Moy Diomaye c’est du passé, même si les discours officiels et autres événements de sociabilisation – regarder une finale de coupe d’Afrique ensemble, faire le ndoggou avec ou sans l’autre… Jésus n’était-il pas assis autour de la même table avec Judas (!) – s’efforcent encore de préserver les apparences.

Le mensonge noyé dans les cachotteries va finir par s’imposer d’ici et se révélera petit à petit durant les différentes joutes électorales qui mèneront à 2029 ; mais d’ici là, derrière les formules policées, l’épreuve de force suit son cours à petit feu… Le Premier ministre peut bien tendre l’autre joue, tenir à ses principes et afficher sa constance: il l’a dit, il ne démissionnera pas parce qu’il veut porter la Révolution de mars 2024 jusqu’au bout. Mais la déception est palpable, les Sénégalais sont déçus et il est tout seul face au système…

Dans l’architecture institutionnelle, l’on sait que le chef du gouvernement est nommé par le président de la République à qui seul, il revient de couronner ou de trancher les têtes. Quant à ce dernier donc, c’est à dire, le chef de l’État, soucieux de ne pas apparaître comme celui qui lance la première pierre, il semble préférer une stratégie plus diffuse, créer autour du leader de la Révolution, Ousmane Sonko pour ne pas le nomme – à bas la jalousie imbécile ! – un désert politique, fait de tempêtes de sable successives, pour éprouver celui que certains perçoivent comme une figure sacrificielle.

« Agneau de Pâques ou Mouton de Tabaski : la symbolique du sacrifice ne doit pas devenir celle de la passivité, le Sénégal est aussi un Pays de Nianthio/Koring. Que les puissants de la Présidence, drapés dans leurs prérogatives de nommer ou de destituer, ne s’y trompent pas, le peuple n’est pas un troupeau silencieux.

À vous, partisans, sympathisants et disciples de tous horizons, la vigilance est désormais un devoir, car en politique, les faux marabouts, faux curés, faux prophètes existent aussi, la sainteté est secondaire et le faux pas guette chacun. Si Ousmane Sonko incarne l’espoir, il ne pourra porter seul le poids de la Refondation. Ne soyons donc pas de simples spectateurs, mais les véritables sentinelles de la Révolution. Pour que le changement soit réel, c’est au peuple de veiller sur sa propre destinée renseignée par la Révolution de mars 2014. Car il est tout aussi vrai que les occasions de chute ne manqueront jamais, tant elles sont parfois soigneusement préparées dans un environnement, Diomaye Moy-Toul Sonko, où la tentation, dans ce jeu de responsabilités et de rivalités, n’est jamais loin.

Que celles et ceux qui savent entendre entendent !
Que celles et ceux qui savent lire entre les lignes comprennent ce qui se joue réellement, au sein de la République, une bataille de légitimité, de patience et de propagande, dont l’issue dépendra autant des (de nos) actes que des (de nos) perceptions !

Akandijack 
Yep yep yep fire 🔥

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