(Attention, ce texte est une ébauche qui sera enrichie au fil du temps et sur la base des critiques constructives…)
Essai d’analyse historico-mémorielle

N.B: Nous préférons employer, « légende de la traite atlantique » ici… L’existence historique de Crispina Peres vient en effet valider le modèle de la femme “Baynunk/Grumetes” que révèle cette mémoire collective sur le mariage ajamaat (Joola # Baynunk), l’identité “baynunk” étant par ailleurs consubstantielle au système atlantique et révélatrice de la capacité d’action des populations locales (les Ajamaats bien sûr).
(Nous sommes théoricien de l’identité ajamaat et pour nous la catégorie “baynunk/gurmetes” est issue des ajamaats, ces premiers étant d’ailleurs culturellement identiques aux “Ajamaat-banjaals”.)
Dans les sociétés ajamaat de la Gambie à la Guinée-Bissau, une légende ancienne déconseille aux jeunes hommes joolas, balantes … d’épouser des femmes se disant d’origine baynunk. La sanction évoquée — la perte des biens et la chute dans la pauvreté — semble, à première vue, relever d’un interdit matrimonial classique comme on en trouve dans de nombreuses sociétés segmentaires.
Pourtant, l’identité ou plutôt la catégorie “baynunk” étant mieux définie par l’histoire des contacts atlantiques, une lecture attentive de ce récit révèle une profondeur historique insoupçonnée pour le chercheur qui accepte que cette légende constitue une archive mémorielle de la traite atlantique, des systèmes de parenté matrilinéaires côtiers et des dynamiques de coexistence plurielle dans le Pays Ajamaat, le fameux Kassa qui a révélé l’existance des Kassangas (Kassankés) apparentés aux premiers, que nous allons illustrer à travers l’exemple de ce lieu de métissage qui est la ville de Cacheu au XVIIᵉ siècle.

Loin de véhiculer une essentialisation des “Baynunk” (pour nous encore une fois, ce n’est qu’une identité atlantique qui catégorise certaines populations locales qui ont accepté le système atlantique), cette légende encode une réflexion sur l’agentivité, entendre par là, les alliances, les circulations et les ruptures qui ont marqué l’histoire régionale. Cette nouvelle interprétation, n’a de nouveau que la catégorisation au sein des ajamaats et aux dépens de l’ethnicisation qui tendait jusque là à séparer Baynunks et Joolas…
La légende elle‑même, qui vise les femmes que l’on peut dire “d’origine baynunk” — formulation révélatrice, puisque “baynunk” comme nous le défendons, correspond exactement aux schèmes de l’ethnicisation coloniale qui s’intéressent aux “nations” locales selon leurs différences et non ce qui les unit — indique que le récit ne cible pas une catégorie fermée dans le système atlantique. Elle pointe plutôt une posture économique, un réseau d’alliances et un style de vie nommé “baynunk‑grumetes” ou “gourmétisation” (comme il y a eu madinguisation et fulanisation), liés aux comptoirs du système atlantique. Il s’agit d’ailleurs d’un récit de protection contre ce système atlantique, né dans un contexte où le “mariage à la façon du pays” fonctionnait comme un instrument géopolitique, capable d’ouvrir ou de fermer l’accès aux réseaux commerciaux, aux protections spirituelles et aux circuits atlantiques.
Notre hypothèse donc…
Pour nous, cette légende met en exergue le statut de la femme au sein des sociétés ajamaat et nous plonge au cœur de l’histoire coloniale, invitant à problématiser le rôle des femmes “Banhuns/Grumetes” comme processus de “grumétisation” dans l’économie atlantique. Ce cadre d’analyse s’impose dès lors que l’on considère l’identité “baynunk”, comme une construction socio-historique née de l’espace colonial littoral. Cet espace est précisément celui où émergent des figures féminines majeures – nous connaissons jusque là, les signares de la Sénégambie et les résistantes de la période coloniale comme Alandisso Bassène, Kouyito Diatta, Aline Sitoé DIatta (quid des) – les “Siñhara/Ñhara”, ces femmes”Banhuns/Grumetes” comme Crispina Peres dans la Sierragambie dont l’histoire nous sert ici.
Pourquoi Cacheu: ville plurielle de la “grumétisation” dirigée par des femmes “Baynunks/Grumetes” ?

Encore une fois, “Baynuunk-Grumetes” est une catégorie et une identité atlantique…
On retrouve dans les travaux de (Toby Green, 2025) The Heretic of Cacheu, une étude de document consacré au procès inquisitorial de Crispina Peres et où il offre une fenêtre exceptionnelle sur Cacheu au XVIIᵉ siècle. Cette ville portuaire, fondée en 1589, était un espace où coexistaient catholiques, musulmans (“jahanké/sarakholé”) locuteurs mandingues, pratiquants des cultes sierragambiens, juifs, populations afro-européennes et esclaves lettrés. Pour Green, les frontières religieuses y étaient perméables, les pratiques rituelles entremêlées, et le multilinguisme constituait la norme.
Dans cette ville, au-delà du syncrétisme religieux, le trait majeur qui ressort est que ce sont les femmes qui dirigeaient la vie quotidienne. Elles administraient les maisons, les boutiques, les sanctuaires, les réseaux de sociabilité et une partie des circuits commerciaux. Les hommes, souvent engagés dans des expéditions fluviales en tant qu’intermédaires, étaient fréquemment absents. Cette configuration sociale conférait aux femmes un rôle central dans la structuration des alliances et des circulations économiques.
Dans le but de mieux comprendre la légende de l’interdit matrimonial, retenons la figure de Crispina Peres, qui est une femme et une commerçante afro-européenne d’ascendance “baynunk-grumetes“, et qui incarne cette dynamique. Multilingue, alliée au roi Pepel (et donc Manjaque), gérante d’une maison de sociabilité, elle était l’une des figures les plus puissantes de Cacheu dans les années 1650–1660. Son ascension illustre la manière dont les réseaux féminins structuraient l’accès aux ressources, aux protections et aux marchés par le biais de la transmission matrilinéaire locale.
L’identité matrilinéaire de Crispina Peres est le point de jonction parfait entre les structures sociales locales et la macro-histoire coloniale. Dire que sa mère est une “Baynunk”, c’est toucher au cœur de ce qui définit l’identité “Banhun (ou Baynunk)” dans l’espace de la Sierragambie au XVIIe siècle.
Les Baynunk dans les réseaux atlantiques : lecture historique d’Almada
Pour comprendre la place des Baynunk dans les circulations atlantiques, il est utile de considérer le témoignage d’André Álvares de Almada, auteur d’une description du littoral sierragambien au XVIᵉ siècle. Almada écrit dans son “Tratado breve de guine… (1594)”:
“Ces Nègres, spécialement les Banhuns, apprennent vite. Hommes et femmes travaillent tous pour les gens de chez nous, et ils voyagent avec eux dans les autres rivières comme des Grumetes […] ce qui leur permettait aussi de gagner de l’argent, avec tous les droits comme s’ils étaient nés et grandis parmi eux dans la pleine garantie que rien ne serait fait ni de leur vie, ni de leur liberté.“

Ce constat s’inscrit directement dans le contexte de la traite négrière, marquée par l’émergence d’intermédiaires locaux fiables aux yeux des marchands européens (Dès lors, le mythe du roi baynunk Gana Sira Bana Biaye, qui aurait sacrifié des jeunes de son peuple dans un contexte esclavagiste, trouve ici un début d’éclairage historique et interprétatif pertinent. Prochainement…). Les Baynunks, spécialement, travaillent comme “Grumetes” pour les eurpéens, la catégorie “Baynunk-Grumetes” (Grumetes étant aussi synonyme à la conversion au chritianisme: “a’grumet” veut dire chrétien en kuyataay), renvoient aux populations locales qui ont accepté le système atlantique.
Pour coller à notre légende…
Almada révèle tout précisémment qu’au XVIe siècle, hommes et femmes collaboraient activement avec les Européens. Le code subliminal permettant aux marins négriers de repérer ces femmes sur les côtes sierragambiennes est trop flagrant pour que l’on ignore cette réalité : il s’agissait d’une véritable diplomatie par les alliances matrimoniales. Dans ce contexte, pour faire écho à notre légende, les “grumetes baynouks” étaient d’abord les femmes, seules capables de fixer une descendance portugaise sur place et de pérenniser ces réseaux.
Le témoignage d’Almada, cette source, coloniale et datée, doit être lue avec prudence. Elle n’exprime pas tant une vérité ethnographique qu’une perception façonnée par plus d’un siècle (entre 1446 – 1594) de présence portugaise. C’est en s’intéressant aux dynamiques des populations locales que les chroniqueurs lusitains ont forgé et figé la catégorie socio-économique des “Banhuns – Grumetes”. Ce témoignage montre ainsi que les “Baynunks” étaient considérés comme des intermédiaires privilégiés, pleinement intégrés dans les réseaux commerciaux des lançados.
Le statut de “grumetes” (matelot et auxiliaire africain christianisé qui viendrait d’ailleurs de “Groom-mate” avec toutes ses acceptions possibles : Groom = un/e futur/e marié/e, mate = partenaire) décrit par Almada offrait une illusion de liberté et d’enrichissement par le voyage et le gain de l’économie négrière. Pour les sociétés ajamaat, ces riziculteurs farouchement sédentaires et attachées à l’indépendance de leurs communautés, cette “liberté” était un piège, elle coupait l’individu de sa terre nourricière et de ses autels (Chinas) pour le soumettre aux fluctuations du système atlantique.
Dans la mémoire ajamaat, cette position a vraisemblablement été transposée dans un récit de prudence : l’alliance matrimoniale avec une femme “baynunk-grumetes” — c’est-à-dire toute femme adoptant cette identité de comptoir — ouvrait la porte à ces circulations dangereuses, menaçant l’équilibre communautaire. Sur le plan religieux, on retrouve le même réflexe de survie culturelle dans le rapport avec les convertis à la religion musulmane – les Sané, Mané, Sonko, Sadio, Sagna, Diatta … – sont ainsi devenus mandingues par suite d’adoption de l’islam apportés par les Mandingues (Diakhankés et autres Sarakholés). De même, on entre dans la catégorie des “Baynunks-Grumetes” par “grumétisation” en adoptant le christianisme et le modèle atlantique de “comprador”.
Si le phénomène de fulanisation (ils ont aussi été des islamisateurs dans le Pays Ajamaat) a manifestement affecté les espaces frontaliers de la Guinée voisine, les cultes traditionnels liés aux “Chinas” (Ukines/Bakines) et menés par leurs “Djambakós” pour l’accomplissement du “sonyèen” (rite d’offrandes, culte des anc^tres) se trouvent plutôt répertoriés sous la bannière du « Kussonyèena » — un concept par la suite mandinguisé pour donner “Soninké” (les non convertis aux religions révélées dans l’espace entre la Gambie et la Guinée-Bissau). Une telle dynamique témoigne de l’existence d’un syncrétisme insoupçonné au cœur de ces espaces atlantiques de la Sierragambie.
Crispina Peres, la “fille ou assampoul (nièce) Baynunk/Grumetes” est-elle la trajectoire historique devenue matrice mythique ?

[Fiju di terra, enfants authentiques de la Casamance: la démonstration continue !]
Crispina Peres est une “siñhara” (diminutif ñhara) sierragambienne, qui s’est mariée à deux reprises – les ajamaats d’ailleurs ont une certaine idée négative quand leurs fils marient des siñhara qu’ils voient comme des femmes trop libertines alors qu’elles sont le miroir de la femme ajamaat elle-même dont la liberté est non négociable – au cours du XVIIe siècle avec de hauts fonctionnaires coloniaux, des unions qui ont grandement consolidé sa puissance économique dans l’axe Cacheu, Farim, Ziguinchor.
Après un premier mariage avec le capitaine et marchand d’esclaves Francisco Nunes Dandrade, elle s’est remariée en 1665 avec Jorge Gonçalves Frances, l’ancien capitaine-général du comptoir de Cacheu (fondé en 1588). Ces alliances stratégiques ont fait d’elle l’une des femmes d’affaires les plus riches et influentes de la région, une position de pouvoir qui a finalement attiré la jalousie de ses rivaux et déclenché son célèbre procès pour sorcellerie – parce qu’elle vit la religion par syncrétisme – par l’Inquisition portugaise.
Le procès inquisitorial de Crispina Peres en 1665 constitue certainement un événement traumatique qui a profondément marqué les imaginaires sierragambiens. Accusée d’hérésie pour avoir consulté des “Djambakós“, les desservants des “Chinas” (Uchiins/Ukines) (sanctuaires ajamaats) — ce sont bien les “Ukines” qui étaient inquisités au Portugal, alors que la quasi-totalité de ses accusateurs le faisait également — elle fut arrêtée, déportée à Lisbonne et totalement dépossédée de ses biens. La confiscation inquisitoriale, instrument économique autant que religieux, transforma en ruine soudaine la fortune d’une femme au sommet de son influence.
Suivant notre fil conducteur légendaire, nous pouvons affirmer que pour les populations ajamaates (Joolas et Balantes), cette chute brutale a été interprétée dans sa totalité comme la preuve de l’instabilité structurelle des alliances atlantiques. Contrairement aux Manjaques et ou Pépels qui n’ont pas cet interdit — parfaits exemples d’assimilation ayant adopté jusqu’aux prénoms et patronymes portugais (quelques Brahmes aussi) —, ces deux précédents groupes ajamaats avaient délibérément différé leur contact avec l’Atlantique. La trajectoire de Crispina Peres s’est ainsi muée en un prototype narratif : un événement historique transposé dans une structure mythologique pour illustrer la fragilité inhérente aux richesses nées de la traite, au sein de communautés qui avaient refusé d’y contribuer.
La nature de la richesse : l’affrontement de deux modèles fonciers
La “perte des biens” prophétisée par le légende prend tout son sens lorsqu’on oppose les structures économiques en présence. Dans le monde ajamaat, la richesse repose sur des biens lignagers collectifs et inaliénables : la terre sacrée de la rizière, le riz et le bétail destiné aux sacrifices. Ce capital ne s’achète ni ne se vend ; il se préserve.
Une petite parenthèse…
Sur le plan de l’organisation politique et socio-économique, les Ajamaats ne constituent en rien la « société acéphale » trop souvent dépeinte par une historiographie sénégambienne paresseuse et exclusive, qui évite ainsi d’étudier sérieusement cette communauté du refus. Bien au contraire, pour qui s’intéresse à cette société de riziculteurs implantée dans la région depuis environ 1000 ans avant J.-C., leur gouvernance repose sur un triumvirat rigoureux entre trois clans majeurs et leurs sous-clans : les “Avví-Djibeun”, les “Aruma-batendeng” et les “Baćiin-Bassène”. Cette problématique structurelle s’éclaire à la lumière des analyses et des sources partagées au fil de nos recherches.
A propos de la civilisation ajamaat incontestablement présente en Sierragambie depuis plus de 3000 ans aujourd’hui …
À l’inverse, l’économie de comptoir à Cacheu repose sur la propriété privée, la spéculation monétaire, le crédit et la marchandisation des êtres humains. Introduire une femme issue de la culture marchande côtière, les “Banhuns-Grumetes”, au sein du lignage ajamaat représentait un péril systémique. La légende avertit le mari que sa fortune s’évaporera, car le capitalisme instable des comptoirs exigeait souvent de gager, de vendre ou d’hypothéquer les terres communautaires pour éponger des dettes monétaires (pour ne pas parler de “pacotilles” du système atlantique) ou survivre aux faillites coloniales. Ce n’est pas étonnant d’ailleurs que cette catégorie atlantique, “Banhun-Grumetes”, fut consirée comme propriétaire des terres cédées aux négriers et marchands d’esclaves.
Le conflit cosmologique : djambakós, “Chinas” et Inquisition

Deux termes apparaissent souvent pour parler des croyances traditionnelles: “Chinas” et “Djambakós”.
Dans la cosmologie ajamaat, les pactes avec les esprits de la terre, les bois sacrés et les autels ancestraux (Chinas ou Ukines et autres siphangs) sont des régimes de relation non négociables. L’alliance simultanée avec les forces coloniales et les sanctuaires locaux est perçue comme une rupture cosmique. Crispina Peres, “Baynunk-Grumetes”, catholique pratiquante mais viscéralement attachée aux “djambakós”, les desservants des “Ukines” pour protéger les siens, incarne cette tension indépassable.
La légende encode cette contradiction, c’est-à-dire qu’on ne peut pas servir deux mondes sans risquer la perte. La ruine de Crispina devient une métaphore de la rupture des pactes spirituels. N’ayant pas respecté l’exclusivité due aux autels de la terre, les “Chinas/Ukins”, sa richesse s’est retournée contre elle, une leçon transposée par les Ajamaat sous la forme d’un interdit matrimonial.
Analyse structurale
Le légende articule quatre oppositions fondamentales :
- Intérieur / Extérieur : autels ajamaat (Chinas) vs réseaux atlantiques et grumétisation
- Stabilité / Instabilité : rizières et lignages collectifs vs commerce volatile de la traite
- Parenté segmentaire / Matrilinéarité côtière : transmission familiale de la terre vs alliances matrimoniales marchandes
- Protection / Vulnérable : pactes ancestraux intangibles vs forces coloniales et inquisitoriales imprévisibles
Le mariage devient le lieu de passage et de friction entre ces pôles. La légende sert à maintenir une frontière symbolique étanche pour empêcher que le danger atlantique n’infiltre et ne contamine le système agraire traditionnel (foncier si l’on veut parler moderne, le mari Ajamaat perdrait ses biens en cas de divorce/disparition de son époux, la femme Baynunk/Grumetes étant une femme évoluée hérite de son mari).
Une légende de mémoire collective, non une légende d’exclusion ethnique
L’interdit matrimonial ajamaat concernant les femmes “Baynunks/Grumetes” est une légende de mémoire historique, qui articule :
- la violence et l’instabilité de la traite négrière,
- la vulnérabilité des fortunes atlantiques,
- la ruine spectaculaire et mémorable de Crispina Peres,
- la méfiance face au modèle d’autonomie des femmes de comptoir (une femme évoluée, libertine),
- le choc entre la sacralité, le “ñao” et la propriété marchande,
- la protection absolue “Chinas”, pactes cosmologiques locaux.
Cette légende constitue une archive anthropologique précieuse pour comprendre comment les sociétés ajamaat ont intégré la mondialisation négrière dans leur mémoire collective encore vivace. Il ne condamne pas un groupe ethnique pour ce qu’il est (les “Banhuns/Grumetes” étant des populations locales ainsi catégorisées par les puissances impériales), mais encode une éclatante leçon de philosophie morale et d’économie politique face aux mirages destructeurs de l’Atlantique.
L’analyse de la figure de “Ngana Sira Banna Biaye” est le second pilier indispensable pour compléter notre démonstration. Si l’histoire de Crispina Peres symbolise la ruine des élites marchandes au cœur du comptoir, le mythe de ce roi tyran matérialise l’effondrement politique et moral des royaumes et roitelets qui ont joué des rôles d’intermédiaires de la traite négrière et qu’on tend à oublier le rôle néfaste.
(Vos critiques sont les bienvenues en commentaire)
Akandijack Badji-Ba-Sène
p.s: Les images sont des illustrations
A venir….
(Essai d’analyse historico-mémorielle du mythe du Roi Baynunk, Gana Sira Bana Biaye)
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