Dans une récente interview accordée à Jeune Afrique (vidéo attachée), le président Mballo de la Guinée-Bissau a révélé l’existence d’une alliance personnelle et politique qui met en scène sa relation propre avec Macky Sall (« mon frère »), et sa découverte du président Bassirou Diomaye Faye et la naissance d’une fraternité tripartite.
Le terme « frère » est revenu plusieurs fois dans son propos, illustrant comment l’idée de rivalité entre Macky et Diomaye a été désamorcée par lui, en présentant à l’auditeur un continuum familial dans lequel Macky serait le « grand frère » et Diomaye son « jeune frère », et lui Mballo, leur « frère commun » qui est d’abord et avant tout lié incontestablement à Macky Sall.
Pendant que les Sénégalais attendent la réalisation des promesses du Projet Pastef, Mballo joue la diplomatie apaisée à travers un symbolisme familial.
Mballo parle de Diomaye comme tout sénégalais épris de justice parlerait de Ousmane SONKO, le leader légitime de la #RévolutionSonkolé.
Le Président sénégalais aurait « la tête sur les épaules », il serait « calme, poli, intelligent » ; il trouve tout cela « surprenant ».
En tout cas, désormais, il ne serait pas le seul qu’il aurait surpris?
Le Président illégal (son mandat est fini depuis mais il s’est maintenu) Bissau Guinéen – tout flatteur qu’il est dans ce jeu – vend sa légitimité morale et son charisme personnel. C’est le langage de nos hommes d’Etats, ils savent se dire et s’attirer les bonnes faveurs.
Preuve en est, Diomaye s’est tellement adapté au système des chefs qu’il a mené une diplomatie active en Guinée-Bissau, avec cinq visites, une première pour un chef d’État sénégalais.
Sans compter la communication quotidienne entre le frère incontestable de Macky et lui Diomaye.
De quoi parlent-ils ? De leur fraternité à trois ou de relations bilatérales renforcées et dynamiques que leurs ministres ne sauraient accomplir ?
Insistons en tous les cas sur l’absence de distance institutionnelle dans tout ceci.
Le passage clé est le suivant : « Macky, c’est ton grand frère, je suis votre jeune frère. (Dixit Diomaye)»
Les Sudistes ne savent pas toujours dire les choses de manière diplomatique, c’est le cas ici avec cette déclaration de Mballo qui cherche à marquer les esprits. Ça reste diplomatiquement codé quand même !
Alors que les Sénégalais voyaient là une certaine continuité des relations entre la Guinée-Bissau et le Sénégal, on découvre finalement qu’il n’y a pas eu de rupture ou de conflit entre Macky et Diomaye. Le frère commun, Mballo, s’est révélé être un pont diplomatique entre les deux hommes. C’est une affaire de famille… !
Espérons que la Famille de Ousmane SONKO est prête à dire
#NaYègg… Non à l’Abjuration du Projet Pastef / #NAPP_Diomaye
Nous assistons à un phénomène de lâcheté envers l’homme le plus légitime de ce régime: Ousmane SONKO
Yep yep yep fire !
Transcription commentée.
Umaro Sissoco Embaló :
“Vous savez que Macky c’est mon frère, ça c’est inquestionable. Mais, Diomaye ne m’a jamais parlé de Macky. Mais Diomaye m’a surpris…
(((Il a surpris tout le monde)))
“C’est un garçon qui a la tête sur les épaules… très calme, poli et……. intelligent. J’avais ce sentiment quand il est venu…
((( Aucune sincèrité, mais il révèle le pourquoi DIomaye passe du temps à Bissau)))
“Et ils savent que Macky c’est mon frère, ça on discute pas. Mais il m’a montré aussi que lui c’est mon frère…
((( C’est le rite de passage…)))
((( Mais voyons la contradiction, Bassirou Diomaye Faye, ne lui a jamais parlé de Macky mais… après le rite de passage donc, il a prouvé allant jusqu’ dire …)))
“Diomaye, il m’a dit Mballo, Macky c’est TON grand frère, moi je suis VOTRE jeune frère…
((( TON moi VOTRE jeune frère à vous deux, voilà comment les trois frères sont réunis…)))
“Mais indépendamment de ça. J’ai beaucoup d’adminiration pour ce garçon…”
((( Un peu d’émotions… on commence à se familiariser avec “ce garçon” )))
” Diomaye est revenu en Guinée Bissau je pense, cinq fois. Ce n’est jamais vu d’un chef d’Etat sénégalais. Et moi aussi… Et je pense aussi que c’est le chef d’Etat avec lequel on communique plus, il n’y a pas une seule journée qu’on ne s’est pas envoyé des messages.
(Jeune Afrique 3.11.2025)
