A propos d’une “Ecurie politique Sérère” avec la coalition (SEM) Bassirou Diomaye Faye Président…

J’avais déjà parlé du « complot de Noël 1968 » révélé en janvier 1969 (voir lien).

�Restons dans l’année 1968, mais plus tôt, en mai, maintenant que l’on découvre l’existence d’une « Écurie politique sérère » qui se matérialise avec la “Coalition Diomaye président ».

Nos cousins, les enfants de Diambone, ont certainement eu un nouvel imaginaire de la présidence différent de celui porté par Le Projet / Vision 2050 à travers le slogan « Diomaye moy Sonko ». Et vraisemblablement, « après s’être frotté les yeux avec l’huile de punaise verte, comme le font les anciens Sérères » (pour reprendre les propos d’un ancien président Serère, en janvier 1968), ils ont eu la révélation d’un régime 100/100 Sérère (de type « Ass moy Diomaye »???).

Pour la petite histoire des “écuries ethnico-politiques”, le président Senghor, qui n’aimait pas les « cafés du commerce », « radios cancan », « étudiants antigouvernementaux » et autres « intellectuels dans les salons dakarois » qui “l’injurieraient dans des tracts courageusement anonymes”, avait lui aussi face à la crise sociopolitique de 68, confondu régime et ethnicité. Il avait cru un instant pouvoir compter sur ses parents sérères pour sauver son régime, ou plutôt la nation en danger.

Mais les pauvres parents paysans n’étaient pas au rendez-vous, et un officier de l’armée, lors d’une réunion d’urgence, lui aurait demandé : « Où se trouvent donc les militants de votre parti ? » sous-entendant : « Où sont tes parents sérères ? »

En effet, il en avait fait venir des terroirs, et ils n’étaient armés que d’arcs et de flèches…

Ironique, non ?

Senghor ne savait pas qu’il allait inspirer le MFDC, qui, après avoir assisté à la répression contre les populations casamançaises lors d’une marche pacifique le 26 décembre 1982, fut contraint de braver l’armée sénégalaise à partir de 1983, avec le même type d’armes.

Refermons cette fenêtre d’ironie pour replonger dans le contexte de 1968-69, lorsque le « Complot de Noël » était sur toutes les lèvres.

À l’époque, des officiers d’origine casamançaise, que l’on appelait les « katanguistes », avaient été accusés d’avoir tenté de renverser le régime du président Senghor. Leur objectif : débarrasser le président des éléments corrompus de son gouvernement.

Dans un régime de parti unique, quelles motivations ont bien pu pousser ces gradés de l’armée sénégalaise à tenter d’exercer leur influence sur le pouvoir en place ? Pourquoi leur origine casamançaise a-t-elle été mise en avant dans cette accusation de « katanguisme » ?

Le parti unique est révolu ; c’est par le multipartisme et les urnes que les Sénégalais ont exigé le « Jub jubal jubanti ». On ne peut y déroger en évoquant une solidarité ethnique, d’autant qu’il s’avère également que les « écuries ethnico-politiques » n’ont jamais été revendiquées avec succès au Sénégal.

Ce n’est pas pour rien que Senghor a exploité politiquement le cousinage à plaisanterie.

La République, riche de sa diversité, est ancrée dans son ouverture et symbolisée par la mise en compétition des valeurs comme la casamancité dans la sénégalité.

Nos meilleurs voeux pour 2026, an 0 du JJJ. �

La #RévolutionMars2024#Nayèg avec Ousmane SONKO

Yep yep yep fire

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