Nous élaborons un document qui rassemble et organise l’ensemble des passages du texte de Bocandé qui concernent les Floups — c’est-à-dire les Jolas (Joolas) / Diolas actuels, désignés dans le texte tantôt comme « Floups », tantôt comme « Jolas », tantôt comme « Aïamats » (Ajamaats).

Bocandé ne consacre pas un chapitre unique à ce peuple : les informations sont dispersées entre la note préliminaire, la géographie physique, la liste des établissements européens, et surtout la section consacrée aux « peuples qui habitent les pays voisins des établissements portugais de la Guinée » (§ 4 de la Deuxième Partie, p. 320 et suivantes), où figure le développement le plus substantiel, intitulé par Bocandé lui-même « Floups ou Jolas » (p. 327-332). Ce document reconstitue cette matière dans l’ordre logique d’un exposé ethnographique, en conservant systématiquement la pagination de l’original entre parenthèses.

1. Terminologie et identité du groupe

1.1 L’équivalence Floups = Jolas = Aïamats

Bocandé ouvre son développement ethnographique par une explication directe de la synonymie qui fonde toute la section : le nom usuel de « Floups » est une dénomination d’origine portugaise ; les Jolofs de la Gambie et de Gorée nomment ce même peuple « Jolas » ; mais dans leur propre langue, ces populations se désignent presque toutes elles-mêmes sous le nom d’« Aïamats ».

« Le nom de Floups… leur a été donné par les Portugais… Les Jolofs de la Gambie et de Gorée les appellent Jolas… dans leur langue, ils se nomment presque tous Aïamats »  (Bocandé, 1849, p. 327)

Cette triple équivalence — nom colonial portugais (Floups), nom véhiculaire wolof (Jolas), autonyme (Aïamats) — est le socle documentaire sur lequel Bocandé bâtit toute sa nomenclature ultérieure : chacune des sept ou huit subdivisions qu’il distingue (voir § 3 ci-dessous) est systématiquement préfixée « Floups- » (Floups-Joats, Floups-Aïamats, Floups-Jigouches, Floups-Banjars, etc.), ce qui montre que, pour lui, « Floups » fonctionne comme le nom générique du groupe, et les seconds éléments comme des noms de branches ou de fractions.

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Fiyaay 10 sept 2026 « Le nom de Floups… leur a été donné par les Portugais… Les Jolofs de la Gambie et de Gorée les appellent Jolas… dans leur langue, ils se nomment presque tous Aïamats »(Bocandé, 1849, p. 327) @amermaidoffairies @kekendo.officiel.ucad (Lire sur casavance.net l’origine de l’ethnonyme Joola pour les Ajamaats)

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